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Syrie: accusé d'être une "voix" de l'EI, un jihadiste français capturé à Raqa

Syrie: accusé d'être une
Une photo obtenue auprès des Forces démcratiques syriennes (FDS) le 24 mai 2018 montrant un portrait du jihadiste français recherché Adrien Guihal, dont la capture à Raqa dans le nord de la Syrie a é-
Syrie

Les forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et Paris, ont annoncé jeudi la capture d'un jihadiste français, Adrien Guihal, à Raqa dans le nord de la Syrie.

Ce jihadiste du groupe Etat islamique (EI) est accusé d'être la voix de la revendication de l'attentat meurtrier de Nice en France en juillet 2016.

Il avait déjà été condamné en 2012 en France à quatre ans de prison dont un avec sursis pour avoir fomenté un projet d'attentat contre ce pays, avant de fuir vers la Syrie et l'Irak, deux Etats voisins où l'EI avait pris le contrôle de vastes régions en 2014.

"Les services de renseignements des FDS ont mené une opération le samedi 19 mai qui a permis de capturer un groupe de jihadistes de l'EI avec à leur tête Adrien Guihal, connu sous le nom d'Abou Oussama al-faransi", selon un communiqué publié sur le site des FDS.

Le jihadiste français a été arrêté à Raqa, l'ex-capitale de l'EI en Syrie reconquise par les FDS en 2017, en compagnie de sa femme dont l'identité n'a pas été révélée, a ajouté le communiqué.

Les FDS ont réussi ces derniers mois à arrêter plusieurs jihadistes français membres de l'EI qui vivaient dans la clandestinité.

Plus d'une quarantaine de Français, en majorité des femmes et enfants, seraient détenus par les forces kurdes contrôlant des territoires dans le nord de la Syrie, un pays morcelé et ravagé par une guerre complexe depuis 2011.

Selon Paris, il resterait environ 500 jihadistes français présumés en Irak et en Syrie, détenus ou en fuite.

Parmi ceux retenus, le plus connu reste Thomas Barnouin, 36 ans, vétéran du jihad depuis les années 2000.

Également détenue en Syrie, Emilie König, l'une des jihadistes françaises les plus connues

Salim Benghalem, figure du jihadisme français et ancien proche des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, aurait, quant à lui, "probablement" été tué en Syrie en novembre dernier, a appris mercredi dernier l'AFP de source proche du dossier.

Parti en Syrie en mars 2013, ce trentenaire soupçonné d'avoir été un des bourreaux de l'organisation Etat islamique (EI) serait mort dans un bombardement, a ajouté cette source.

Près de 2.000 Français ont rejoint l'EI en Irak et en Syrie à partir de 2012.

Parmi eux, quelque 300 combattants, dont 12 femmes, ont été tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014, selon les estimations fournies à l'AFP par une source proche du dossier début mars.

bek/

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