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Syrie: les Kurdes remettent au Nigeria trois orphelins liés à l'EI

Syrie: les Kurdes remettent au Nigeria trois orphelins liés à l'EI
Trois orphelins, dont les parents étaient soupçonnés d'être liés au groupe Etat islamique (EI), quittent le 5 septembre 2019 la ville syrienne de Qamichli avec un représentant nigerian en vue d'être Delil SOULEIMAN
Syrie

Les autorités semi-autonomes kurdes en Syrie ont remis jeudi à une délégation du Nigeria trois orphelins d'une même famille liée au groupe Etat islamique (EI), première mesure de ce genre avec un pays d'Afrique, selon un correspondant de l'AFP.

"Trois enfants (...) ont été remis aux représentants du gouvernement nigérian", a déclaré Fanar Kaeet, un responsable des Affaires étrangères au sein de l'administration kurde.

Il s'agit d'une fille et de ses deux frères ayant perdu leurs parents, a-t-il indiqué à l'AFP, ajoutant que les enfants étaient âgés entre cinq et dix ans.

Un représentant du gouvernement nigérian a déclaré que son pays examinait l'éventuel rapatriement d'autres ressortissants parmi les femmes et les enfants.

"En ce qui concerne les combattants nigérians (de l'EI), le gouvernement nigérian se penchera sur la question" de leur éventuel retour au pays, a indiqué Moussa Habib Marika.

Depuis la chute en mars du "califat" autoproclamé de l'EI, qui avait conquis en 2014 de vastes territoires en Syrie et en Irak, la communauté internationale est confrontée au casse-tête du sort des jihadistes faits prisonniers et de leurs éventuels rapatriements et ceux de leurs familles.

Selon les autorités kurdes, quelque 12.000 étrangers venant de 30 à 40 pays -- 4.000 femmes et 8.000 enfants -- sont parqués dans les camps du nord-est de la Syrie qu'elles administrent. Des centaines de jihadistes présumés de l'EI sont également détenus par les Kurdes.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a qualifié en juillet la situation d'"apocalyptique" dans les camps, demandant aux pays de rapatrier leurs ressortissants.

Mais ceux-ci ont lieu au compte-goutte face à la réticence des pays étrangers, surtout les Occidentaux, d'accueillir des personnes affiliées à l'EI.

En août, quatre orphelins de familles de combattants de l'EI avaient ainsi été remis, pour la première fois, à l'Allemagne.

En juin, six orphelins belges avaient été remis à Bruxelles, également une première pour la Belgique.

Et quelques jours plus tôt, 12 enfants de jihadistes français, dont dix orphelins, avaient été rapatriés par les autorités françaises. Paris avait déjà rapatrié cinq orphelins en mars.

Ces derniers mois, d'autres pays, comme l'Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kosovo ont rapatrié des dizaines de leurs ressortissants.

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