En ce moment
 

Syrie: recul de l'EI dans une ville du nord, combats avec le régime

Syrie: recul de l'EI dans une ville du nord, combats avec le régime
Des forces prorégime à bord d'un char dans une rue de la ville syrienne de Boukamal, le 20 novembre 2017 après sa reprise aux combattants jihadistesSTRINGER
Syrie

Les forces prorégime en Syrie ont repoussé une offensive du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui a dû reculer samedi aux limites de la ville de Boukamal où les combats se poursuivent, a indiqué une ONG.

La veille, l'EI avait repris une partie de la ville clé du nord du pays en guerre, en lançant une série d'attaques meurtrières, l'offensive la plus importante menée depuis des mois par l'organisation jihadiste.

"Les jihadistes ont reculé jusqu'aux limites ouest et nord de la ville après de violents combats avec les forces prorégime qui ont repoussé l'offensive avec l'arrivée des renforts ces dernières heures", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En 24 heures, les combats ont fait 30 morts parmi les forces du régime et leurs alliés -combattants du Hezbollah libanais et iraniens-, a précisé l'ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de sources à travers le pays. Au moins 21 jihadistes ont péri.

Ni les médias officiels syriens ni l'armée n'ont évoqué cette offensive jihadiste lancée depuis le désert ou les combats à Boukamal.

L'EI avait perdu en novembre 2017 Boukamal, le dernier centre urbain qu'il contrôlait dans le pays après de multiples défaites infligées par le régime et ses alliés d'une part et les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis de l'autre.

Boukamal est située dans la province orientale de Deir Ezzor, à l'ouest du fleuve Euphrate, près de la frontière avec l'Irak.

Le régime contrôle la ville de Deir Ezzor, chef-lieu de la province du même nom, mais aussi quasiment toute la rive ouest de l'Euphrate. Les FDS sont pour leur part stationnées sur la rive orientale du fleuve et cherchent toujours à chasser les jihadistes de leurs derniers retranchements dans la province.

Depuis son éviction en mai de son dernier bastion dans la capitale Damas, place forte du pouvoir, l'EI a multiplié ses attaques contre les forces loyalistes.

L'EI, présent encore dans quelques poches dans le désert qui s'étend de l'est de Damas jusqu'à Boukamal, détient moins de 3% du territoire syrien selon l'OSDH, contre près de 50% fin 2016.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques en faveur de réformes démocratiques, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'intervention d'acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes. Il a fait plus de 350.000 morts.

Vos commentaires