Top 14: Radradra-Tamanivalu encore au centre des attentes de Bordeaux-Bègles

Top 14: Radradra-Tamanivalu encore au centre des attentes de Bordeaux-Bègles
Le centre de Bordeaux-Bègles Semi Radradra (c) subit un plaquage en Top 14 contre Agen en Top 14, au stade Chaban-Delmas, le 26 janvier 2019NICOLAS TUCAT

Il sont les recrues XXL censées faire franchir un cap à Bordeaux-Bègles. Mais si le Fidjien Semi Radradra a trouvé les clés du camion girondin, le Néo-Zélandais Seta Tamanivalu poursuit lui encore son adaptation express pour être fin prêt lors des matches couperet de fin de saison.

Ce n'est pas samedi à Clermont, lors de la 16e journée du championnat, qu'on les verra associés au centre. Car Tamanivalu, débarqué de Taranaki cet automne avec le dos douloureux, n'a pas encore tous les codes pour rayonner sur le Top 14.

Sur le papier, son association promet avec l'ancienne star du XIII australien, prince de Toulon la saison dernière. Lequel semble, depuis le début de l'année, avoir digéré son dernier été chargé (sélections avec Barbarians, les Fidji à 15 puis à 7), sans coupure, qui avait rendu son début de saison poussif, loin des attentes. Surtout si l'on y ajoute une fracture aux côtes ramenée d'Agen mi-septembre le laissant un mois et demi sur le carreau.

Il a fallu attendre le tests de novembre et cette victoire historique des "Flying Fijians" face aux Bleus au Stade de France (21-14) pour revoir le vrai Radradra. Il avait créé les espaces et s'était montré décisif, inscrivant un essai.

"Je lui ai dit que j'attendais qu'il soit comme ça (comme contre les Bleus) avec Bordeaux ! Car il était énervé", se souvient son coéquipier en Gironde Baptiste Serin, une de ses victimes ce soir-là.

"A partir de là, on a vu le grand Semi Radradra", abonde Brock James, ouvreur et coentraîneur des lignes arrières de l'UBB qui se frotte les mains depuis quelques semaines.

- Facteurs X -

"Quand on regarde bien ses matches, on sent qu'il pèse sur l'adversaire, qu'il crée de l'incertitude, résume son président Laurent Marti. Il sait tout faire, il peut déposer un mec sur 5 mètres, te faire une passe visée de 20 mètres des deux côtés à pleine vitesse. Il +s'y file+ en défense, il est très complet. On sent une montée en puissance."

Tamanivalu n'en est pas encore là. "Seta prend le temps de s'intégrer mais on voit ses qualités en tant que porteur de ballon, avec sa lecture en défense, souligne James.

"Il vient des Crusaders avec qui il a eu beaucoup de succès et il apporte par son professionnalisme, au niveau de la préparation. C'est un point fort pour l'équipe", ajoute-t-il.

Par bribes, il l'a montré cet hiver. Comme face à Agen (25-17), où le polyvalent All Black (3 sél.), sans faire un grand match, a su accélérer en défense et permis de récupérer un ballon avec un coup d'épaule.

Dans la foulée, "il a marqué dans le couloir où il n'y avait pas d'espace en renversant son défenseur, raconte Marti. C'est le petit plus qui fait dire que tu marques l'essai que tu n'aurais pas marqué avant".

Alors que l'UBB, pour l'instant 5e, a pris la mauvaise habitude de s'effondrer au printemps et de manquer la qualification, cette paire peut-elle l'aider dans ses desseins ?

"On les a recrutés pour ça, on l'a assez dit, rappelle le dirigeant bordelais. On avait une très bonne ligne de trois-quarts mais il fallait la compléter avec des joueurs comme Semi et Seta, des facteurs X qui peuvent sur une action décanter une situation". Et ouvrir les horizons...

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