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Tourisme: l'Ouzbékistan exempte de visa les citoyens de 45 pays

Tourisme: l'Ouzbékistan exempte de visa les citoyens de 45 pays
Le Registan de Samarcande, le 1er novembre 2015BRENDAN SMIALOWSKI

Les citoyens de 45 pays, en majorité européens, n'ont depuis vendredi plus besoin de visa pour se rendre en Ouzbékistan, ont annoncé les autorités de ce pays d'Asie centrale qui espère développer le tourisme après des années d'isolement.

Parmi les Etats à bénéficier de cette exemption, qui couvre des séjours de moins de 30 jours, figurent la quasi-totalité des pays européens, l'Argentine, le Chili, l'Australie et le Canada. Exception notable, les Etats-Unis ne bénéficient pas de cette mesure.

Les Français et les Allemands avaient été les premiers ressortissants de l'Union européenne à bénéficier, respectivement en octobre et début janvier, d'une exemption de visa pour les courts séjours dans cette ex-république soviétique.

Après des décennies d'isolement, l'Ouzbékistan cherche à améliorer ses relations avec les Occidentaux afin d'attirer les investissements.

Cette stratégie passe notamment par le développement du tourisme, longtemps freiné par des restrictions comme l'interdiction de photographier dans les stations décorées du métro de Tachkent.

Point de passage de la Route de la Soie pendant des siècles, le pays offre aux touristes plusieurs villes aux édifices historiques renommés à l'image de Samarcande (sud), classée depuis 2001 au patrimoine mondial de l'Humanité.

Selon le Comité ouzbèke du tourisme, le nombre de visiteurs en 2018 a été deux fois supérieur à celui de 2017, se fixant à 5,3 millions de touristes étrangers.

Une précédente tentative par le président ouzbèke Chavkat Mirzioïev d'assouplir, voir de supprimer les visas pour les citoyens de 27 pays développés avait échoué en raison de réticences au sein des puissants services de sécurité du pays.

L'Ouzbékistan offre également une exemption de visa aux touristes venus de Turquie, d'Israël, d'Indonésie, de Corée du Sud, de Malaisie, de Singapour et du Japon. La plupart des citoyens de l'ex-URSS peuvent s'y rendre librement de longue date.

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