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Prison de Condé-sur-Sarthe: troisième jour de blocage

Prison de Condé-sur-Sarthe: troisième jour de blocage
Un surveillant de l'administration pénitentiaire devant la prison d'Alençon, le 7 mars 201 à Condé-sur-SartheJEAN-FRANCOIS MONIER

La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne), où deux surveillants ont été grièvement poignardés mardi par un détenu radicalisé, était bloquée vendredi pour la troisième journée consécutive par des surveillants, selon l'administration pénitentiaire.

"Le centre pénitentiaire de Condé est toujours bloqué. 50 agents étaient devant à 7h", a indiqué le service de communication régional de l'administration pénitentiaire (AP), à Rennes.

Jeudi matin les forces de l'ordre étaient intervenues pour déloger les manifestants le temps que de la nourriture puisse entrer dans la prison et que les officiers puissent prendre leur service, selon la même source. Un manifestant avait été légèrement blessé lorsque les gendarmes mobiles ont fait usage de gaz lacrymogène, selon l'AP.

"On lâchera rien, on restera là, on est déterminés", avait déclaré à des journalistes Vincent Temeet, représentant du SNEPAP/FSU juste après cette intervention.

Les médias avaient été tenus à l'écart de la manifestation le temps de l'intervention des forces de l'ordre.

"Nous réclamons notamment une revalorisation de notre statut. Si on augmente le salaire des surveillants qui démarrent à 1.400 euros, on attirera davantage de surveillants et il y aura plus de sécurité dans les prisons", avait expliqué Emmanuel Guimaraes, délégué FO pénitentiaire national, qui participait au blocage.

Plusieurs autres établissements étaient également été touchés par ce mouvement social jeudi selon des sources syndicales.

Mardi, après l'agression le matin de deux surveillants avec des couteaux en céramique, Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de trente ans et s'est radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (uvf) de la prison.

Après de vaines tentatives de négociations, le RAID avait lancé l'assaut, conduisant à l'interpellation du détenu et au décès de sa compagne.

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