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Trop de vols : clap de fin pour les vélos en libre-service Gobee.bike à Paris et en France

Trop de vols : clap de fin pour les vélos en libre-service Gobee.bike à Paris et en France
Des vélos en libre-service (deux vélos verts de la société Gobee.bike en arrière plan) à Paris, le 18 novembre 2017GEOFFROY VAN DER HASSELT
Chine

Gobee.bike, la société de vélos en libre-service qui avait déployé 2.000 vélos dans Paris, a annoncé samedi soir qu'elle mettait fin à son service dans la capitale et en France, en raison de trop nombreux vols et dégradations.

"Malheureusement, notre bonne volonté et nos efforts n’auront pas suffi. Depuis la mi-décembre, c'est un effet domino de dégradations qui s’est abattu sur notre flotte de vélos partout où notre service existait en France", déplore dans un communiqué cette société dont le siège est à Hong-Kong.

Ces bicyclettes vert pomme -elles sont jaune citron pour la start-up concurrente Ofo ou orange chez Obike- étaient disséminées en ville, géolocalisables via une application pour smartphone et se louaient en scannant un code-barre, qui déverrouillait l'antivol, moyennant 50 centimes la demi-heure. L’usager déposait ensuite le vélo où il le souhaitait, sans l'attacher.

Le 9 janvier, Gobee.bike avait déjà mis un terme à son activité dans trois villes européennes -Lille (nord de la France), Reims (nord-est de la France) et Bruxelles- pour les mêmes raisons.

"Des actes de vols, recels de vol et de détériorations n’ont fait que s’amplifier, devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux", explique Gobbe.bike.

La société mentionne les chiffres suivants concernant la France : 3.200 vélos dégradés, plus de mille volés ou privatisés, 280 dépôts de plainte enregistrés auprès de la police et près de 6.500 interventions réalisées par ses agents et ses partenaires de réparation.

"Aujourd’hui, cette situation critique ne nous permet pas de poursuivre notre activité et nous sommes donc contraints de mettre fin à notre service au niveau national", ajoute-t-elle dans un message à destination de ses clients.

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