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Trump évoque des échanges avec Netanyahu sur un possible "traité de défense mutuelle"

Trump évoque des échanges avec Netanyahu sur un possible
Une affiche électorale montrant le dirigeant israélien Benjamin Netanyahu et américain Donald Trump à Jérusalem le 14 septembre 2019AHMAD GHARABLI
ISRAEL

Donald Trump a apporté samedi son soutien à la campagne de réélection du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en dévoilant leurs discussions sur un possible traité de défense commune, qu'il espère pouvoir continuer après le scrutin.

A trois jours des élections, le président américain a annoncé sur Twitter qu'il venait d'échanger par téléphone avec M. Netanyahu "sur la possibilité d'avancer vers un traité de défense mutuelle entre les Etats-Unis et Israël, qui cimenterait l'alliance exceptionnelle entre nos deux pays".

"J'attends de pouvoir poursuivre ces discussions après les élections israéliennes, quand nous nous retrouverons" à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine, a ajouté le locataire de la Maison Blanche.

Réagissant sur Twitter aux propos du président américain, le Premier ministre israélien a remercié son "cher ami" Trump.

"L'Etat juif n'a jamais eu un plus grand ami dans la Maison Blanche", a tweeté M. Netanyahu. "J'attends avec impatience notre réunion à l'ONU pour faire avancer un Traité de défense historique entre les Etats-Unis et Israël".

Selon les médias israéliens, l'idée d'un traité de défense liant formellement les deux pays est en réflexion depuis des mois et ne devrait pas aboutir prochainement.

Les deux pays sont de facto déjà étroitement liés, avec le partage d'informations, des exercices militaires communs et une collaboration entre leurs armées. Un traité pourrait créer de nouvelles obligations, notamment impliquer une intervention automatique des Etats-Unis en cas d'attaque contre Israël.

Benjamin Netanyahu mise sur sa proximité avec Donald Trump, mais aussi avec le président russe Vladimir Poutine à qui il a rendu visite cette semaine, pour emporter le scrutin de mardi qui s'annonce serré.

Chef du gouvernement israélien entre 1996 et 1999, puis à nouveau depuis 2009, il a remporté les législatives d'avril, mais, incapable de former une coalition, il a choisi de convoquer de nouvelles élections.

Pendant sa campagne, il a promis, en cas de victoire, d'annexer à Israël une grande partie de la vallée du Jourdain et la partie nord de la mer Morte, territoires palestiniens occupés par l'Etat hébreu depuis 1967.

Cette annonce a provoqué des condamnations en cascade dans plusieurs pays arabes, ainsi que la préoccupation de l'ONU et de l'Union européenne, mais le silence des Etats-Unis.

Dans ses tweets samedi, Donald Trump s'est encore gardé d'aborder le sujet.

Le milliardaire républicain, qui se targue d'être le président le plus pro-israélien de l'histoire américaine, promet depuis des mois de présenter un plan de paix pour le règlement du conflit israélo-palestinien.

En août, il avait laissé entendre que ce plan pourrait être présenté avant les élections israéliennes, mais son administration avait décidé de le reporter après le scrutin.

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