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Trump évoque un échange "amical" avec Biden sur le coronavirus

Trump évoque un échange
Le président américain Donald Trump et l'ancien vice-président Joe BidenSAUL LOEB, Ronda Churchill

Donald Trump et son probable adversaire démocrate pour la présidentielle, Joe Biden, ont eu lundi un échange téléphonique "amical", pour parler de la pandémie de coronavirus qui frappe durement les Etats-Unis.

"J'ai apprécié l'échange, j'espère qu'il l'a apprécié aussi", a déclaré le président américain lors de son point de presse quotidien.

"Nous avons eu une conversation très amicale", a-t-il poursuivi, évoquant un échange de 15 minutes au cours duquel l'ancien vice-président a formulé des "suggestions."

L'idée avait été lancée par l'ancien vice-président de Barack Obama, ultra-favori pour l'investiture démocrate. Donald Trump en avait accepté publiquement le principe. Mais ils avaient jusqu'ici tardé à passer à l'acte, préférant s'envoyer des piques.

Rebondissant sur l'hypothèse, avancée par celui qu'il surnomme "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi"), d'une convention démocrate en août sans public en raison du coronavirus, Donald Trump avait ironisé lundi matin.

"Maintenant, il veut une convention +virtuelle+ où il n'aurait pas besoin d'être présent. Je me demande bien pourquoi?", avait-il lancé.

"Monsieur le président, j'espère que (la convention) pourra avoir lieu à Milwaukee (Wisconsin), mais cela va dépendre de votre capacité à vous montrer à la hauteur et faire ce qui est nécessaire face à cette pandémie", avait répondu le candidat Biden.

Depuis son arrivée au pouvoir début 2017, Donald Trump n'a jamais montré le moindre appétit pour des rencontres avec des personnalités ayant occupé des postes à responsabilité à Washington.

Interrogé il y a deux semaines sur la possibilité de solliciter ses prédécesseurs à la Maison Blanche pour bénéficier de leur expérience en temps de crise, il avait répondu: "Je ne pense pas que j'apprendrais beaucoup de choses"

Le coronavirus a fait plus de 10.500 morts aux Etats-Unis pour plus de 350.000 cas officiellement déclarés.

La première puissance mondiale est le troisième pays le plus endeuillé après l'Italie et l'Espagne.

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