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Trump lève l'obligation d'évaluation environnementale pour des barrières à la frontière

(Belga) En décrivant la frontière américiaine avec le Mexique aux abords de la ville de San Diego comme une "zone de fréquente entrée illégale", l'administration américaine a annoncé cette nuit lever l'obligation d'évaluation d'impact environnemental pour accélérer le remplacement d'une vingtaine de kilomètre de barrière secondaire.

Ce projet a été financé en 2018 par un décret débloquant 251 millions de dollars pour la construction de frontière à San Diego. Il ne fait pas partie du budget de 5,7 milliards de dollars que le Président Donald Trump a demandé pour la construction d'un mur à la frontière. Ce projet de barrière s'étend le long de la rivière Tijuana et comprend entre autres 2,6 kilomètres d'un mur frontalier secondaire, a indiqué un porte-parole des patrouilles frontalières, afin de "combler les trous existants dans les zones où la barrière secondaire ne reflète pas à l'identique la barrière primaire". L'actuelle barrière secondaire date de 1996 et est faite de grillage en acier qui peut aisément être coupé pour laisser passer des personnes. Cette nouvelle barrière secondaire sera faite de grands panneaux d'acier, similaires à ceux de la barrière primaire d'une vingtaine de kilomètres actuellement construite au même endroit pour remplacer l'ancien système de barricades. Il s'agit de la sixième levée d'obligation délivrée par le département américain de la sécurité intérieure depuis l'élection de Donald Trump en 2016. Plusieurs législations ont été interprétées de sorte que Washington puisse contourner ces évaluations environnementales requises légalement. En annonçant la mesure mardi, la secrétaire du département Kirstjen Nielsen a mis en avant que les conditions à la frontière rendaient cette barrière secondaire nécessaire. "Il y a en ce moment un besoin urgent de construire des barrières physiques et des routes près de la frontière des USA pour éviter des entrées illégales dans les Etats-Unis dans cette zone". Lors de la dernière année fiscale, poursuit la communication du département, les patrouilles frontalières ont procédé a plus de 38.000 arrestations et saisis des milliers de kilos de cannabis et cocaïne dans le secteur de San Diego. Les groupes environnementaux dénoncent la décision mettant en avant que les milliers de kilomètres de barrières mettent en danger plus d'une douzaine d'espèces menacées. "Il n'est pas surprenant que l'administration Trump continue de contourner les lois établies pour garder nos communautés et notre faune sûres afin de poursuivre leur dangereux agenda de sécurité frontalière", a critiqué Jamie Rappaport Clark, président et CEO de Defenders of Wildlife. En 2018, une action en justice avait été lancée par trois ONG de défense des animaux et de l'environnement contre une telle levée d'obligation d'évaluation d'impact dans ce secteur la décrivant inconstitutionnelle. Mais la justice américaine a rejetté cette plainte. (Belga)

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