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Trump nomme un émissaire américain contre l'antisémitisme dans le monde

(Belga) L'administration du président Donald Trump a nommé mardi un procureur chevronné comme émissaire des Etats-Unis pour combattre l'antisémitisme à l'étranger, un poste vacant depuis deux ans.

Elan Carr, petit-fils de survivants de l'Holocauste qui a fait partie du conseil national de l'influent lobby américain pro-Israël Aipac, a été procureur adjoint à Los Angeles. Connu pour avoir poursuivi des gangs, il a été candidat républicain --malheureux-- au Congrès. "La promotion des droits humains et de la liberté religieuse, y compris en combattant l'antisémitisme partout où il existe, est une priorité de la politique étrangère des Etats-Unis", a dit le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dans un communiqué annonçant la nomination de M. Carr. Elan Carr s'est immédiatement envolé pour son premier voyage à l'étranger en tant qu'émissaire, pour participer à des conférences en Slovaquie et en Belgique sur l'antisémitisme en Europe, selon le département d'Etat. Cette nomination intervient plus de deux ans après l'arrivée au pouvoir de M. Trump, pendant lesquels des postes diplomatiques sont restés vacants. Le premier secrétaire d'Etat de M. Trump, Rex Tillerson, un ancien dirigeant du secteur du pétrole qui avait été chargé de réduire la voilure au département d'Etat, avait suggéré l'élimination de ce poste, arguant que d'autres responsables s'occupaient déjà de la problématique de l'antisémitisme. Des élus s'y étaient opposés et le Congrès a adopté le mois dernier une loi exigeant désormais de l'administration de remplir toute vacance du poste d'émissaire contre l'antisémitisme dans les 120 jours. "Pendant trop longtemps, l'administration a déçu la communauté juive à travers le monde en traînant des pieds pour attribuer ce poste crucial au moment où l'antisémitisme augmente dans le monde", a dit le démocrate Eliot Engel, qui dirige la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, en saluant la nomination de M. Carr. Selon un rapport du gouvernement israélien, treize juifs ont été tués dans le monde l'an dernier dans des attaques antisémites, le plus haut niveau depuis des décennies. Onze d'entre eux ont été abattus en octobre dans une synagogue de Pittsburgh, l'attaque antisémite la plus meurtrière enregistrée aux Etats-Unis. Bien qu'étant un proche allié du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump avait fait scandale en 2017 en disant que "des gens très bien" figuraient parmi les suprémacistes blancs qui avaient scandé des slogans antisémites à Charlottesville, en Virginie, lors d'une marche qui s'était terminée par la mort d'une contre-manifestante. sct/iba/cyj (Belga)

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