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Un cinéaste de l'INSAS ouvre les Journées cinématographiques de Carthage

(Belga) Formé à l'Institut national supérieur des arts du spectacle (INSAS) à Bruxelles, le réalisateur tunisien Nouri Bouzid a projeté son dernier long métrage en guise d'ouverture du festival des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), a constaté samedi soir l'agence Belga à Tunis.

La trentième édition des JCC a officiellement débuté samedi soir au cours d'une cérémonie organisée dans la prestigieuse Cité de la Culture, au cœur de la capitale tunisienne. Trois semaines après sa présentation au Festival international du film francophone (FIFF) à Namur, c'est le long métrage "Les Epouvantails" (2019), de Nouri Bouzid, qui a ouvert la manifestation dédiée aux cinémas d'Afrique et du monde arabe. La fiction conte le parcours dramatique de deux jeunes filles de retour en Tunisie après avoir été violées et séquestrées par des djihadistes sur le front syrien. "Ce film est une forme de résistance contre l'oubli. On ne peut pas oublier ce qu'ils ont fait à notre jeunesse. Ils ont fait miroiter un paradis à des milliers de jeunes dont la plupart sont morts là-bas. Le film dénonce ceux qui les y ont envoyés", explique le réalisateur. La sélection de la compétition des Journées cinématographiques de Carthage est constituée de 13 longs métrages documentaires, 12 longs métrages de fiction, 9 courts métrages documentaires et 12 courts métrages de fiction. Avec les autres projections, ce seront pas moins de 170 films qui seront diffusés, dès dimanche et durant une semaine, dans 22 salles de Tunis et de sa banlieue. Nouveauté cette année, une section baptisée "Carthage digital" est consacrée à la réalité virtuelle (VR) et à d'autres techniques nouvelles qui impactent l'industrie moderne du septième art. L'empreinte du cinéma belge est également palpable lors de cette édition 2019 des JCC, notamment dans le jury, au travers d'un film signé par la réalisatrice belgo-tunisienne Hinde Boujema ou encore avec un autre long métrage coproduit par Artémis productions. En marge du concours sont proposés divers événements, dont des rendez-vous destinés aux professionnels du cinéma et auxquels quelques Belges sont également associés. Dans l'avenue Bourguiba, l'une des principales artères de la ville tunisienne où les responsables de l'événement ont établi leur quartier général, des projections gratuites en plein air et d'autres animations sont proposées au public. En marge de l'ouverture du festival tunisien, le réalisateur Nouri Bouzid a évoqué son attachement à la Belgique. "J'ai une longue histoire avec ce pays. Je me suis construit dans la tête là-bas. J'ai fait mes études à l'INSAS. S'il n'y avait pas eu l'appel de l'organisation tunisienne dans laquelle je me suis investi en tant que militant de gauche, je serais resté en Belgique", a-t-il confié lors d'un entretien accordé samedi à l'agence Belga. (Belga)

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