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Un vétéran péruvien de 1944 de retour en Normandie

Un vétéran péruvien de 1944 de retour en Normandie
Jorge Sanjinez (C), 102 ans, vétéran péruvien du Débarquement allié en Normandie, à Ranville le 19 août 2019 LOU BENOIST

Un vétéran péruvien du Débarquement allié en Normandie de 1944 est, à 102 ans, pour la première fois de retour sur cette terre où ses "camarades sont morts", a-t-on appris lundi auprès des organisateurs de ce voyage.

"Ce retour en Normandie me rappelle des souvenirs et me fait de la peine. Mes camarades sont morts. La guerre ne doit pas exister. Nous sommes tous égaux sur cette terre bénite. Nous n'avons pas à nous battre", a déclaré à l'AFP Jorge Sanjinez, l'ancien sergent débarqué début août 1944 à Arromanches (Normandie) au sein de la brigade belge Piron.

"Moi j'ai eu la chance d'avoir quelque chose qui me disait +toi, tu ne vas pas mourir+ et me voici en train de saluer la France, un pays si joli. Merci à la France, à la Belgique, à la Hollande", a ajouté cet engagé volontaire qui s'est battu dans ces trois pays durant la Seconde guerre mondiale.

M. Sanjinez, qui avait en vain demandé la nationalité belge après la guerre, participait lundi à une cérémonie en mémoire du premier soldat belge tué lors de la bataille de Normandie, le 17 août 1944, a précisé la Fédération royale nationale des amicales de la brigade Piron.

L'hommage avait lieu au cimetière britannique de Ranville, près de Caen, où ce soldat de 20 ans est enterré, a constaté une journaliste de l'AFP.

"C'est la première fois qu'il (Jorge Sanjinez, ndlr) revient depuis 75 ans. 10.000 euros ont été collectés via un appel aux dons sur internet et surtout auprès de communes normandes, sous la houlette du député Christophe Blanchet, pour organiser son retour accompagné de deux proches", a précisé à l'AFP le secrétaire de la Fédération Jean-Louis Marichal.

Le vétéran péruvien a reçu la légion d'honneur en 2017 des mains de l'ambassadeur de France au Pérou.

Sous commandement britannique, la brigade Piron a compté près de 2.000 hommes pratiquant 33 langues différentes. Vingt-sept furent tués au combat durant la campagne de Normandie et 65 blessés gravement, selon le site internet de la Fédération. En 1944, elle a participé à la libération de communes comme Cabourg le 21 août, Deauville le 22 août, Honfleur le 24 août et Bruxelles le 3 septembre.

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