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Une firme israélienne fait fortune avec son sac à dos pare-balles: les ventes explosent aux USA

Une firme israélienne fait fortune avec son sac à dos pare-balles: les ventes explosent aux USA

Une firme israélienne dit avoir vendu ces derniers mois aux Etats-Unis des centaines de sacs à dos pare-balles, derniers-nés de sa gamme d'équipement de protection, depuis la tuerie dans un lycée de Parkland en Floride. "Nous avons conçu un sac à dos pare-balles à la demande de nos distributeurs aux Etats-Unis après l'énorme traumatisme provoqué par la fusillade de février en Floride", a dit à l'AFP Snir Koren, PDG de Masada Armour.

Nikolas Cruz, 19 ans, avait ouvert le feu et tué 17 personnes le 14 février dans son ancien lycée de Parkland avec un fusil semi-automatique type AR-15.

Nous nous préparons à augmenter les cadences de production pour arriver à 500 unités par mois

Masada Armour a mis au point en quelques mois un modèle de sac pare-balles désormais certifié par l'armée et la police israéliennes, a dit le patron de cette entreprise de Julis (nord d'Israël) qui avait déjà à son catalogue des casques, des gilets pare-balles ou du matériel de camouflage.

"Depuis, les commandes venant des Etats-Unis n'ont cessé d'affluer. En deux mois, nous en avons vendu des centaines et nous nous préparons à augmenter les cadences de production pour arriver à 500 unités par mois", dit Snir Koren.

Le modèle de base, d'un poids de 2,9 kg, protège contre les tirs de pistolet de 9 mm et est vendu 500 dollars, dit-il. Une version améliorée, plus lourde, est censée protéger contre les tirs de fusils d'assaut M-16 et Kalachnikov pour plus de 700 dollars.

Snir Koren affirme que si les sacs conviennent par exemple aux étudiants, ils restent trop lourds pour des enfants, mais "nous sommes en train de mettre au point un modèle plus léger adapté à leur type de morphologie".

Le massacre de Parkland avait suscité un vaste mouvement de protestation de la jeunesse pour des réformes de la régulation des armes. Arrêté, l'auteur de la tuerie a dit entendre depuis des années des voix lui ordonnant de tuer.

Après la tuerie, le président américain Donald Trump s'était dit ouvert à de nouvelles mesures sur les armes tout en refusant d'envisager l'interdiction des fusils d'assaut. Il avait aussi défendu l'idée d'armer les enseignants.

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