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Une mère irano-britannique emprisonnée en Iran met fin à une grève de la faim

Une mère irano-britannique emprisonnée en Iran met fin à une grève de la faim
Emprisonnée en Iran pour sédition, Nazanin Zaghari-Ratcliffe revoit sa fille Gabriella à Damavand, pendant une permission de trois jours, sur une photo fournie par ses soutiens -

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une irano-britannique emprisonnée à Téhéran depuis 2016 pour sédition, a interrompu sa grève de la faim de quinze jours, a annoncé samedi son mari.

La mère de famille de 40 ans, qui nie les accusations qui pèsent sur elle, a mangé du porridge avec une pomme et une banane, a fait savoir sur la radio BBC son mari Richard Ratcliffe.

"Je suis soulagé parce que je n'aurais pas voulu qu'elle continue plus longtemps", a déclaré Richard Ratcliffe, qui s'est également passé de nourriture pendant quinze jours en solidarité avec sa femme.

Pendant cette période, M. Ratcliffe a manifesté devant l'ambassade d'Iran à Londres appelant celui qui succèdera à la Première ministre démissionnaire Theresa May de faire du cas de son épouse une priorité.

Mme Zaghari-Ratcliffe a commencé à refuser de s'alimenter à l'occasion du cinquième anniversaire de sa fille Gabriella.

Elle avait été arrêtée en avril 2016 alors qu'elle quittait l'Iran après avoir emmené sa petite fille, alors âgée de 22 mois, rendre visite à sa famille.

Accusée d'avoir cherché à renverser le régime iranien, elle a été condamnée à cinq ans de prison.

Employée de la Fondation Thomson Reuters, bras humanitaire de l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe nie ces chefs d'accusation.

Son cas a accru les tensions entre l'Iran et le Grande-Bretagne, fournisseur d'armes de l'Arabie saoudite, rival régional de Téhéran, attisées par la condamnation en mai à dix ans de prison pour espionnage d'une employée iranienne du British Council.

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