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Une soeur de Baghdadi arrêtée par les Turcs en Syrie

Une soeur de Baghdadi arrêtée par les Turcs en Syrie

(Belga) Une soeur d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe Etat islamique (EI) tué par un commando américain fin octobre, a été arrêtée par la Turquie dans le nord de la Syrie, a affirmé mardi un haut responsable turc.

"La Turquie a capturé la soeur d'Abou Bakr al-Baghdadi à Azaz", dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué le responsable turc, parlant sous couvert d'anonymat. "Rasmiya Awad, née en 1954, a été capturée lors d'un raid contre un campement près d'Azaz", a-t-il ajouté. Selon lui, la soeur de Baghdadi se trouvait en compagnie de son mari, de sa belle-fille et de cinq enfants. "Les trois adultes sont en cours d'interrogatoire", a-t-il affirmé. "Ce que nous apprendrons (de ces interrogatoires) aidera la Turquie, ainsi que le reste de l'Europe, à mieux se protéger des terroristes", a-t-il encore dit. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui dispose d'un vaste réseau sur le terrain, a confirmé l'arrestation de la soeur de Baghdadi, son mari, sa belle-soeur, et ses "cinq petits-enfants", dans un camp près d'Azaz. "Quatre autre Irakiens ont été arrêtés", a ajouté le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. La ville d'Azaz se trouve dans un secteur du nord-ouest de la Syrie contrôlée par la Turquie depuis une offensive militaire qu'elle y avait menée en 2016. Le président américain Donald Trump a annoncé le 27 octobre la mort de Baghdadi lors d'un raid au cours de la nuit précédente dans le nord-ouest de la Syrie, à quelques kilomètres de la frontière turque. Le lendemain de cette annonce, la Turquie a affirmé que ses services de renseignement et ses militaires avaient eu des contacts "intenses" avec leurs homologues américains dans la nuit où s'est déroulée l'opération ayant conduit à l'élimination de Baghdadi. Longtemps soupçonnée d'avoir laissé les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, frappée par plusieurs attentats commis par l'EI, a rejoint en 2015 la coalition antidjihadiste. Mais Ankara a été accusé ces dernières semaines d'affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de l'EI en lançant, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation jihadiste. (Belga)

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