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Université de Rennes 2: examens annulés, la dématérialisation envisagée

Université de Rennes 2: examens annulés, la dématérialisation envisagée
Les examens, qui devaient débuter ce jeudi à l'université de Rennes 2, sont "annulés"CHARLY TRIBALLEAU
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Les examens, qui devaient débuter ce jeudi à l'université de Rennes 2, ont été annulés en raison de la présence d'un groupe de bloqueurs mais pourraient se dérouler en ligne, a-t-on appris auprès de la présidence de l'université.

"Les conditions normales d'examen n'étant plus garanties, l'équipe de direction a décidé d'annuler les épreuves prévues aujourd'hui", a indiqué jeudi matin la présidence dans un texte consulté par l'AFP. La direction y faisait état d'"un groupe de 300 individus, dont une partie cagoulée et extérieure à l'établissement", qui "bloquent les bâtiments où devaient se dérouler les examens".

Les examens devaient initialement se dérouler entre le 30 avril et le 5 mai, mais avaient été reportés en raison du blocage de l'université de Rennes 2 depuis le 6 avril. Les bloqueurs ont été évacués par les forces de l'ordre lundi.

Interrogé par l'AFP, le président de Rennes 2 Olivier David a indiqué jeudi après-midi qu'il travaillait à une "dématérialisation des examens". "Les examens sont annulés aujourd'hui, demain et vendredi et pourraient se faire en ligne, du 23 au 28 mai". "Nous cherchons des lieux pour les personnes qui n'ont pas de ressources électroniques", a-t-il précisé.

Plusieurs centaines d'étudiants réunis en assemblée générale ont par ailleurs voté jeudi le blocage et la réoccupation de l'université jusqu'à la prochaine assemblée prévue jeudi 24 mai.

"Je ne laisserai pas s'installer une réoccupation des locaux comme ça s'est produit le mois dernier", a prévenu de son côté Olivier David.

Les bloqueurs avaient appelé à un rassemblement dès 06H00 jeudi matin pour empêcher la tenue des examens. Vers 07H00, ils étaient environ 200 à 300 sur les lieux, la plupart le visage masqué, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils se sont mis ensuite à dresser des chaises et des tables pour bloquer l'entrée des bâtiments, sans bloquer physiquement l'accès aux salles d'examen.

Aucun policier n'était présent sur le site à la demande du président de l'université et il n'y a pas eu d'incident. Quelques fourgons de police étaient stationnés en périphérie du campus, a constaté l'AFP.

Peu avant 08H00 les étudiants et professeurs qui devaient participer aux examens prévus à 08H15 étaient rassemblés sur le campus, dans le calme, à côté du groupe de bloqueurs.

C'est à ce moment que les premiers ont reçu un courriel annonçant l'annulation des examens. Un petit groupe d'étudiantes en Lettres modernes de première année a reçu la nouvelle avec dépit. "C'est fatigant, c'est stressant", explique l'une d'elles, "et en plus on ne sait pas ce qui va se passer" car l'université n'a pas précisé quelles seront les modalités pour passer ces examens, s'ils seront reportés ou encore réalisés en ligne.

Dans plusieurs universités, la contestation vise la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d'instaurer un système de sélection à l'entrée de l'université.

Après avoir occupé des établissements, les opposants à cette réforme multiplient désormais les actions pour bloquer la tenue des examens, comme en fin de semaine dernière à Arcueil (Val-de-Marne), ou en début de semaine à Lyon, Marseille et Paris-8.

Selon le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux, interrogé jeudi matin sur France 2, "deux tiers des partiels qui doivent être tenus pour arriver à la fin de l'année universitaire" se sont déjà déroulés en France. Il a affirmé que "l'ensemble des examens se tiendront, soit dans leur université, soit sur des sites délocalisés comme on l'a déjà organisé, soit en ligne. Mais les examens seront tenus".

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