USA: l'actrice Allison Mack plaide coupable d'extorsion pour une secte

USA: l'actrice Allison Mack plaide coupable d'extorsion pour une secte
L'actrice américaine Allison Mack au tribunal fédéral de Brooklyn, le 9 janvier 2019Don EMMERT

L'actrice américaine Allison Mack a plaidé coupable d'extorsion lundi devant un juge fédéral de Brooklyn, en lien avec une secte dont elle est accusée d'avoir été l'une des responsables.

La reconnaissance de culpabilité ne porte que sur deux des sept chefs pour lesquels elle avait été inculpée.

La comédienne de 36 ans, qui fut l'un des personnages principaux de la série "Smallville" (2001-2011), échappe ainsi au procès de la secte qui doit s'ouvrir le 29 avril.

Elle demeure néanmoins passible d'un maximum de quarante ans de prison, soit vingt ans pour le chef d'association de malfaiteurs et vingt ans pour celui d'extorsion. Elle connaîtra sa peine le 11 septembre.

Le principal accusé du dossier est le gourou présumé Keith Raniere (58 ans) qui aurait constitué par le biais de trois organisations --dont les deux principales appelées Nxivm (prononcer Nexium) et "DOS"-- un cercle de plusieurs dizaines de femmes sous influence.

Toutes ces femmes s'étaient notamment engagées à avoir des relations sexuelles avec Keith Raniere au gré du gourou présumé.

Avant d'être acceptées comme "esclaves", les femmes devaient fournir divers éléments compromettants pour elles (photos, lettres, documents) que l'organisation se réservait le droit de rendre publics si elles essayaient de la quitter.

Elles devaient aussi subir un "marquage" consistant à tracer sur la peau des lettres, souvent les initiales de Raniere, à l'aide d'un stylo à cautériser qui brûlait les chairs.

La victime était maintenue immobile par d'autres femmes et chaque séance était filmée.

Selon l'acte d'accusation, Allison Mack est soupçonnée d'avoir joué un rôle actif dans le recrutement de membres ainsi que dans leur maintien sous influence.

Outre Raniere et Mack, l'un des personnages importants du dossier est Clare Bronfman, héritière de l'empire canadien des spiritueux Seagram.

Accusée d'avoir été l'une des cadres de l'organisation, Clare Bronfman aurait apporté, avec sa soeur Sara, plus de 100 millions de dollars de la fortune familiale à la secte.

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