Etats-Unis: le tireur de Parkland veut faire don de son héritage aux victimes

Etats-Unis: le tireur de Parkland veut faire don de son héritage aux victimes
Nikolas Cruz comparaît, pour la première fois, devant un tribunal de Fort Lauderdale, en Floride, le 15 févrierSusan Stocker-Sun Sentinel

L'auteur du massacre dans un lycée de Parkland qui a fait 17 morts et 17 blessés, Nikolas Cruz, veut faire don de son héritage aux victimes et proches de la tuerie, ont assuré mercredi ses avocats lors d'une audience devant un tribunal de Floride.

"Cruz ne veut pas de ces fonds, quelque soit la somme qui lui revienne", a indiqué son avocate Melisa McNeill, évoquant l'héritage à venir du jeune homme de 19 ans dont la mère est décédée en novembre.

"Il voudrait que cet argent soit donné à une organisation choisie par les familles des victimes", a-t-elle ajouté, alors que le tireur de 19 ans comparaissait, pieds et poings menottés, lors d'une audience destinée à déterminer s'il est en mesure de payer sa défense, alors qu'il bénéficie actuellement de l'aide juridictionnelle.

"Permettez que (l'argent) aille à ceux qui ont été blessés, point", a insisté un autre de ses avocats, Howard Finkelstein, indiquant que l'héritage de Nikolas Cruz pourrait atteindre "un million de dollars".

Cependant, celui-ci n'a pas encore été exécuté et il n'est pas clair pour le moment de combien exactement le tueur et son frère pourraient hériter.

Le tribunal rendra sa décision quant à savoir si ce sont les contribuables américains qui payeront le procès du tueur ou lui-même lors d'une prochaine audience destinée à établir le calendrier du procès.

Les procureurs de Floride ont annoncé en mars leur intention de requérir la peine de mort à l'encontre de Nikolas Cruz.

Ses avocats ont fait savoir qu'il accepterait de plaider coupable contre la garantie de ne pas être exécuté. Une négociation de peine reste théoriquement possible malgré l'annonce des procureurs de privilégier la sentence capitale.

La date du procès de M. Cruz, conditionné au fait qu'il soit déclaré suffisamment sain d'esprit pour être jugé, n'a pas encore été fixée.

Le jeune homme, ancien élève du lycée qu'il a attaqué le 14 février avec son fusil d'assaut, avait été interpellé peu après sa fusillade, qu'il n'a pas cherché à nier.

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