Vingt-neuf associations déploient une bannière de soutien aux sans-papiers

Vingt-neuf associations déploient une bannière de soutien aux sans-papiers

(Belga) "Espace solidaire. Ici, nous n'admettons pas les rafles. Stop à la répression dans sans-papiers." Une bannière noire reprenant ce texte est déployée vendredi sur les immeubles de vingt-neuf associations, a annoncé le front commun syndical CSC-FGTB depuis les locaux de l'association culturelle Globe Aroma à Bruxelles. Les deux syndicats ont appelé une nouvelle fois à la libération du Marocain Mounir Tahri, militant CSC, et de l'artiste mauritanien Jiyed, arrêtés le 9 février dernier à cet endroit et détenus depuis lors au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel.

La bannière a été déployée alors que l'affaire concernant la détention des deux sans-papiers était plaidée devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles. "Ce qui nous étonne, c'est la présence de l'avocat de l'Office des étrangers", a expliqué Eva Maria Jimenez Lamas, du comité des travailleurs migrants avec et sans papiers à la CSC-Bruxelles, après avoir pris contact avec l'avocat des deux requérants Me Vincent Lurquin. "Cela confirme notre hypothèse que leur détention arbitraire est un acte avant tout politique." Lors de l'opération de police menée chez Globe Aroma le 7 février dernier, sept personnes ont été interpellées. Cinq ont été libérées et deux ont été placées en centre fermé. "Aucune explication juridique crédible n'explique cette différence de traitement", a poursuivi la syndicaliste. "Certaines personnes libérées, et nous nous en réjouissons, n'ont aucun autre dossier en cours alors que Mounir, lui, a une affaire pendante devant le tribunal du travail." La décision de la chambre des mises en accusation devrait être connue mercredi ou jeudi. Vendredi prochain, une audience se tiendra au tribunal du travail de Bruxelles à propos du litige qui oppose M. Tahri au sous-traitant du Foyer anderlechtois Abay Construct, en matière de non-respect de la législation sur le travail (salaire en deçà du minimum légal, absence de jours de congé ou encore non-remboursement des trajets domicile-travail). "A l'occasion de cette audience, nous organisons un rassemblement de soutien devant le Palais de Justice de Bruxelles, place Poelaert, à 09h30", a indiqué Mme Jimenez. (Belga)

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