En ce moment
 

Violences urbaines à Toulouse: 11 véhicules incendiés

Violences urbaines à Toulouse: 11 véhicules incendiés
Des voitures calcinées sur un parking après une nuit d'échauffourées dans les quartiers du Mirail à Toulouse, le 18 avril 2018ERIC CABANIS

Onze véhicules et des containers de poubelles ont encore été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi à Toulouse, dans le quartier du Grand Mirail, secoué depuis dimanche par des violences, et une personne a été placée en garde à vue, a-t-on appris jeudi de source policière.

Ces derniers incidents interviennent après trois nuits d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre dans ce quartier.

Selon Didier Martinez, le délégué régional du syndicat Unité SGP Police FO, "la première partie de la nuit a été très calme". "Il y a eu très peu d'affrontements" entre des jeunes et des forces de l'ordre et "très peu de caillassages, malgré quelques hostilités", a-t-il dit à l'AFP.

Deux personnes ont été interpellées mais une seule a été placée en garde à vue, selon la source policière.

Selon M. Martinez, entre 200 et 250 policiers et CRS sont mobilisés chaque nuit.

Le quartier du Grand Mirail a été secoué par des violences urbaines depuis dimanche. Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR) a envisagé de mettre en place un couvre-feu pour mineurs, option qui n'a pour l'instant pas été retenue.

Mercredi, un premier émeutier, un jeune homme de 18 ans poursuivi pour avoir jeté une pierre sur un véhicule de police, a été condamné à six mois de prison, dont trois avec sursis, sans mandat de dépôt. Ce jeune homme faisait partie des 18 personnes interpellées dans la nuit de lundi à mardi.

Le parquet de Toulouse a indiqué mercredi soir dans un communiqué que "dix autres individus sont présentés par le parquet de Toulouse au juge des libertés et de la détention en vue d'une comparution immédiate vendredi".

Selon le procureur, quatre mineurs ont également été présentés mercredi au juge des enfants en vue de leur mise en examen. Le parquet a demandé le placement en détention provisoire pour l'un d'eux et le contrôle judiciaire pour les trois autres avec interdiction "de paraître dans le quartier du Mirail".

Ces évènements font suite à la mort samedi, probablement par suicide, d'un détenu originaire du Mirail et l'interpellation dimanche dans le quartier d'une femme en burqa.

Mais une rumeur circule selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, seraient responsables du décès samedi du détenu, originaire du quartier.

Vos commentaires