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Des impuretés dans le Valsartan pourraient provoquer des cancers: y a-t-il des risques pour les patients qui en ont pris en Belgique?

Certains lots de médicaments contenant du valsartan ont en effet été retirés du marché belge début juillet après l'alerte lancée par l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui soupçonnait que la molécule produite dans le laboratoire chinois Zhejiang Huahai Pharmaceuticals ait été contaminée par de la NDMA, une substance potentiellement cancérigène. L'EMA a confirmé hier/jeudi ses soupçons.

Les impuretés contenues dans une molécule fabriquée en Chine pour l'industrie pharmaceutique, le valsartan, vont provoquer des cas de cancer en Europe, a prévenu jeudi l'Agence européenne des médicaments (EMA). Le problème vient du valsartan, principe actif de médicaments pour patients en cardiologie (insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, infarctus cardiaque récent).


"L'EMA estime qu'il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5.000 patients prenant les médicaments touchés"

Le 18 juillet, le laboratoire chinois Huahai avait rappelé dans le monde entier cette molécule, en raison de la présence de N-nitrosodiméthylamine (NDMA), une substance classée comme probablement cancérogène pour l'homme en cas d'utilisation prolongée. "À l'issue d'une évaluation préliminaire, l'EMA estime qu'il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5.000 patients prenant les médicaments touchés à la plus haute dose de valsartan (320 mg) chaque jour pendant sept ans", a écrit l'agence européenne dans un communiqué.

De leur côté, les professionnels de la santé se veulent rassurants. "Ces personnes ne doivent pas trop s'inquiéter. C'est beaucoup mieux de continuer le traitement et s'il y a de l'inquiétude, il est préférable d'aller demander l'avis du médecin afin d'éventuellement changer de médicament générique ou de rester sur ce même médicament et de changer de marque", explique le pharmacien Nicolas Ghyselen.


Combien de patients au total?

L'EMA a indiqué ne pas savoir combien de patients cela concernerait, car elle attend des analyses qui permettront de déterminer la concentration de NDMA dans les médicaments en question. Pour le moment, elle a dit se fonder "sur les niveaux moyens de cette impureté détectés dans la substance active par Zhejiang Huahai Pharmaceuticals (60 parties par million)" et sur "des études sur des animaux".


Les patients doivent continuer leur traitement

Par ailleurs, la molécule ayant été retirée du marché, l'EMA a insisté pour que les patients continuent leur traitement. "Il est important de noter qu'il n'y a pas de risque immédiat pour les patients. Ceux qui prennent les médicaments touchés et ne sont pas encore passés à un autre ne doivent pas cesser de prendre leur traitement sans consulter leur médecin ou pharmacien", a-t-elle souligné.

Les autorités européennes pensent que l'impureté "s'est introduite comme produit secondaire après des changements effectués par Zhejiang Huahai dans son processus industriel en 2012", a expliqué l'EMA.

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