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Voici Ugo, un avatar qui lutte contre le coronavirus à la place des humains (vidéo)

Voici Ugo, un avatar qui lutte contre le coronavirus à la place des humains
 
CORONAVIRUS
 

Le Japon et sa population vieillissante manque de main-d’œuvre active. Le robot télécommandé (ou avatar) Ugo, développé par Mira Robotics, devait initialement pallier ce problème. Mais avec le Coronavirus, la startup japonaise a reconfiguré son outil pour aider à lutter contre la maladie.

L'Ugo de Mira Robotics consiste en une paire de bras robotiques réglables en hauteur, montés sur roues, commandés à distance via une connexion sans fil avec un ordinateur portable et un contrôleur de jeu. Un laser de mesure de distance monté sur la base l'aide à naviguer, tandis qu'un panneau en haut affiche les yeux pour lui donner une apparence plus conviviale.

"Le coronavirus a créé un besoin en robots car ils permettent de réduire les contacts directs entre les personnes", a déclaré Ken Matsui, le PDG de la société, à Reuters, dans son atelier de Kawasaki près de Tokyo. "Nous avons reçu des demandes de renseignements de l'étranger, notamment de Singapour et de France."

Un robot multifonction

La dernière caractéristique ajoutée à l’avatar est un accessoire à main qui utilise la lumière ultraviolette pour tuer les virus sur les poignées de porte. Ugo se loue environ 1000 $ par mois, et peut aussi être déployé comme gardien de sécurité, effectuer des inspections d'équipement, ou nettoyer les toilettes et d'autres zones dans les immeubles de bureaux, a-t-il ajouté.

Il faut environ 30 minutes pour apprendre à utiliser le robot, chaque opérateur pouvant contrôler jusqu'à quatre machines, a déclaré Matsui.

Des robots préférés à la main-d'oeuvre étrangère

La startup de deux ans seulement n'a pour l'instant qu'un seul Ugo, opérant dans un immeuble de bureaux à Tokyo.

Un déclin démographique sans précédent qui réduit la main-d'œuvre japonaise de plus d'un demi-million de personnes par an, ainsi qu'une réticence à faire appel à de la main-d'œuvre étrangère pour pourvoir les postes vacants, ont stimulé le développement des robots au Japon.

 




 

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