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Washington demande à tous les pays de cesser d'importer du pétrole iranien d'ici novembre

Washington demande à tous les pays de cesser d'importer du pétrole iranien d'ici novembre
Les États-Unis demandent à tous les pays de stopper complètement leurs importations de pétrole iranien d'ici le 4 novembre 2018ATTA KENARE

Les États-Unis demandent à tous les pays de stopper complètement leurs importations de pétrole iranien d'ici le 4 novembre s'ils veulent éviter les sanctions américaines rétablies après le retrait de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien, a déclaré mardi un haut responsable américain.

"C'est une de nos principales priorités de sécurité nationale. Je n'irai pas jusqu'à dire zéro exemption de manière définitive, mais la position est bien que nous n'octroyons pas d'exemptions", a prévenu ce responsable du département d’État dans un échange avec la presse.

Prié de dire si tous les pays doivent ramener leurs importations de pétrole à zéro d'ici le 4 novembre il a répondu: "oui".

Ce diplomate vient de se rendre dans de nombreux pays européens et asiatiques, et échangera prochainement également avec la Chine et l'Inde auxquelles il formulera les mêmes demandes. "Nous leur demanderons que leurs importations de pétrole descendent à zéro", a-t-il insisté, précisant que la réduction doit intervenir "maintenant" pour que les achats soient totalement stoppés au 4 novembre.

Le président américain Donald Trump a annoncé le 8 mai son retrait de l'accord international de 2015 censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, qu'il juge trop laxiste. Il a rétabli, à cette occasion, toutes les sanctions américaines levées dans le cadre de cet accord, y compris les sanctions secondaires qui frappent les entreprises étrangères qui continueraient de faire affaire avec Téhéran.

Ces dernières doivent donc choisir entre leurs investissements en Iran et leur accès au marché américain. Washington leur avait donné un délai de 90 à 180 jours pour se retirer du marché iranien.

Les pays européens ont tenté depuis mai, sans grand espoir, de négocier des exemptions épargnant certains secteurs ou contrats, mais ce responsable américain a confirmé mardi la ligne dure affichée par l'administration jusqu'ici.

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