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Plusieurs chats disparus mystérieusement ou retrouvés morts à Waterloo: "La cruauté envers mon chat, je la ressens envers moi", dit Françoise

Plusieurs chats disparus mystérieusement ou retrouvés morts à Waterloo:
© RTLinfo

Ils s'appellent Chaya, Gaston, Zena, Tobi, Lula ou encore Minou: ce sont les chats du quartier Chenois à Waterloo qui ont disparu ces derniers temps. Mais pour certains propriétaires, ils ont été tués.

Mais qui en veut aux chats du quartier Chenois de Waterloo?

"Cela fait un moment que des chats disparaissent mystérieusement", nous affirme Sun, habitante de cette commune du Brabant wallon, qui nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous. "Sur les six derniers mois, le phénomène a d'ailleurs pris de l'ampleur", affirme-t-elle.

Ce que nous confirme Françoise dont le chat est mort après avoir reçu une balle de plomb: "On a tué mon chat le dimanche 3 mai. Le midi, ce jour-là, il sort par la fenêtre de devant comme toujours". Mais vers 17h, le vétérinaire l'appelle pour lui dire que Tobi est chez lui. "Je lui dis que ce n'est pas possible et lui demande des explications. Il me dit qu'il est blessé. Après des radios, on constate qu'il n'a pas de fracture mais qu'il a du plomb dans la colonne. Ce qui lui a notamment paralysé les pattes arrières". Après l'hospitalisation, il n'y a plus rien à faire. "On décide de l'endormir pour son bien à lui...".

Françoise nous parle d'une dizaine de chats qui n'auraient plus donné signe de vie. Pour tenter de les retrouver, elle a créé un groupe Facebook avec deux amies. "Le but premier est de relayer les infos sur ces disparitions. Mais aussi d'essayer de pousser à bout la personne qui a fait ça. Notre groupe sert aussi à conscientiser les gens pour qu'ils ouvrent l'oeil".

La police prend l'affaire au sérieux

La police locale est en tout cas sur le coup: "Des PVs ont été établis et un dossier a été ouvert", assure Michel Vandewalle, chef de Corps de la police de Waterloo, "mais je n'ai aucun commentaire à faire sur une enquête en cours. Je peux juste inviter les gens qui ont un témoignage à prendre contact avec la zone de police ou à nous l'envoyer par e-mail à l'adresse zp.waterloo@police.belgium.eu. Nous essayons de voir quels sont les éléments factuels et l'inspecteur de quartier a été sensibilisé".

De son côté, Françoise a mené son enquête personnelle. "J'ai interrogé des gens du quartier. C'est une histoire assez incompréhensible. Des soupçons? On a toujours des gens à qui on ne plaît pas. J'ai eu 2-3 soucis de voisinage mais je ne pense pas que ces gens feraient ça... On m'a aussi déjà dit que j'avais beaucoup de chats (8, ndlr), mais il n'y a pas que moi hein...". Françoise se dit extrêmement triste de cette situation. "La cruauté envers mon chat, je la ressens envers moi".

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