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Blocage TOTAL chez NLMK Clabecq: malgré 10h de discussion entre syndicats et direction, rien n'a bougé

La réunion de conciliation entre la direction de NLMK Clabecq et les syndicats n'a pas abouti. Après plus de dix heures de discussion, la réunion s'est clôturée jeudi soir par la rédaction d'un PV de carence par le conciliateur.

La direction refuse de retirer le volet "salarial" du plan industriel qu'elle a présenté pour restructurer l'usine, et qui implique à ce stade un gel des salaires et de l'index pour les travailleurs qui resteront en poste après la suppression de 290 emplois sur le site de Clabecq. Pour les syndicats, ces mesures sont insupportables, alors que la direction les considère comme indispensables. Les travailleurs ont donc décidé de maintenir les blocages à Clabecq, mais aussi à La Louvière et à Manage. 

"La direction continue à vouloir économiser 3,5 millions d'euros sur les travailleurs qui resteront: c'est hors de question pour nous. Nous avons proposé de d'abord examiner le plan industriel et les alternatives, avec l'aide d'un bureau extérieur, sans ce volet. Mais après plus de dix heures de discussion, on n'avance pas du tout, ils restent sur leur position et voilà. Nous avons affaire à une direction qu'on peut qualifier d'agressive et arrogante", indiquait jeudi soir le secrétaire fédéral SETCa Stéphane Piron.

Le blocage est donc total à ce stade, et l'usine de Clabecq reste paralysée par une grève entamée il y a deux semaines, en front commun syndical. "Pour les ouvriers et les employés, c’est de nouveau un choc supplémentaire, explique Eric Tresinie, délégué syndical Setca, au micro de RTL INFO. On commence à avoir la rage, et là, ça devient dangereux. Malheureusement, les gens sont un peu déçus, dans le sens où la direction est vraiment figée et essaie par tous les moyens de nous attirer pour essayer de reprendre le travail. Mais le combat est tellement juste et humain."

"Des actions, il y en aura, ajoute-t-il. On va peut-être aller toquer du côté de la Région wallonne parce que ce sont nos actionnaires à 80% et je pense qu’ils nous oublient un peu. On va rappeler qu’on existe encore et qu’il est grand temps qu’ils trouvent des solutions." "Nous durcissons le mouvement, affirme Gianni Didio, délégué syndical FGTB. Une équipe est toujours à La Louvière. On ne fait pas sortir les camions depuis plusieurs jours, idem à Manage. C'est notre trésor de guerre. C'est un combat qui va durer, c'est certain."

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