Dans les coulisses du Musée Wellington à Waterloo: "Ces objets recréent un lien avec l'histoire"

Les coulisses des vacances nous emmènent dans le Brabant wallon cette semaine. Olivia François a rencontré Etienne Claude, un homme présent sur tous les fronts… C’est lui qui gère les reconstitutions de la Bataille de Waterloo, le Mémorial, au pied de la butte du Lion, ainsi que le Musée Wellington, à Waterloo. C’est là que nous nous rendons aujourd’hui…

C’est dans son bureau, installé dans le grenier du Musée Wellington, qu’Etienne Claude nous reçoit. A côté d’un chapeau bicorne très emblématique, les documents s’empilent. L’administratif, ce n’est pas ce qu’il préfère, mais ça fait partie du job…

"On est une petite équipe, on a besoin de subvention. Il y a le côté 'gestion financière' aussi, c'est le nerf de la guerre".

En réalité, le poste de direction est une fonction multi-casquette basée aussi sur la réflexion. Comment s’adapter aux nouvelles technologies par exemple, pour "toucher les nouvelles générations". Et puis, "il y a un côté représentation auprès des autres musées, pour essayer de faire avancer le monde muséal au niveau belge".

A côté de cela, il y a toute la gestion quotidienne… "Ca va de l'amélioration de la scénographie au côté 'entretien technique', car il faut repeindre, etc…"

Tombé dedans comme Obélix

Etienne travaille dans le secteur culturel depuis longtemps. "Je suis tombé comme Obélix, même si je suis un peu moins gros. J'ai travaillé à Brupark à l'époque, au lancement, je me suis occupé de l'Atomium".

Et c’est en 2001 qu’il débarque au Musée Wellington. "J'ai eu différentes fonctions, jusqu'à la direction".

Avec le conseil d’administration, il décide alors de lancer des pistes concrètes pour rénover les lieux qui ne l’avaient plus été depuis les années 70. Une partie du chantier vient de s’achever en juin.

Le Duc de Wellington

Alors aujourd’hui, quelle est sa pièce préférée ? Etienne fixe finalement son choix sur celle qui représente la vie du Duc de Wellington. "C'est une pièce qu'on a énormément travaillée. On a enlevé les planchers, et on a trouvé des petits pavés d'origine, car c'était la maison d'un entrepreneur en pavage".

Au-delà de cela, on peut se faire une idée du personnage. "On voit ses lunettes, ce qu'il lisait, on peut imaginer son bureau puisqu'il y a cet obélisque qui lui servait de presse-papiers. Ces objets recréent un lien avec l'histoire".

Chaque jour, quatre personnes font tourner le Musée. Une équipe de passionnés qui gère aussi à tour de rôle l’accueil et la boutique. Etienne en fait partie bien sûr, et donne aussi de temps en temps un petit coup de marteau. "Je reconnais que ça me plait bien, et que c'est une manière aussi de montrer qu'il n'y a pas de caste entre les différentes personnes, et qu'on est tous habilités à devoir travailler et retrousser ses manches".

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