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Fermeture de Logistics Nivelles: le directeur bloqué dans son bureau par les travailleurs

 
 

Alors que les travailleurs se relayaient depuis jeudi matin devant la porte du bureau du directeur du site de Logistics Nivelles en vue de faire pression pour obtenir le décompte détaillé de leurs indemnités de sortie, ce directeur a pu quitter les lieux sans encombre, vers 18h, a constaté l'agence Belga.
Le directeur aurait indiqué que des décomptes plus précis allaient être communiqués au personnel à licencier pour lundi prochain.

Du côté syndical, la consigne était de ne pas céder aux provocations et éviter la violence, alors que CNE et FGTB estiment que la direction de Kuehne+Nagel fait tout pour pousser les travailleurs à bout avant la fermeture complète du site, prévue à la mi-novembre. Depuis plusieurs jours, la tension monte sur place, le personnel qui doit être licencié n'arrivant pas à obtenir un décompte précis des indemnités de départ, alors que les montants globaux ne correspondent pas toujours aux projections qui avaient été faites au mois de juin, lors de la conclusion du plan social.

"C'est scandaleux pour une telle multinationale de traiter les travailleurs comme cela"

La direction demande dans le même temps aux travailleurs de signer une convention individuelle dont certaines clauses les empêcheraient de réclamer de nouveaux montants par la suite. Les syndicats, dans l'après-midi, ont sollicité, en vain, l'Inspection sociale.

Après une journée de dialogue de sourds, le directeur du site que les travailleurs bloquaient dans son bureau pour tenter d'obtenir les documents leur permettant de contrôler les montants d'indemnité qui leur seront octroyé a quitté les lieux.  Pour le permanent CNE Didier Lebbe, les méthodes employées par la direction visent à pousser les travailleurs à la faute. "Le but est de provoquer de la violence, c'est scandaleux pour une telle multinationale de traiter les travailleurs comme cela".

Le responsable syndical ajoute qu'il a demandé une conciliation en commission paritaire pour régler un souci à propos du calcul de l'ancienneté pour certaines catégories de travailleurs, les principes appliqués par la direction ne semblant pas conformes à la loi en vigueur.


 

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