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Le restaurant solidaire de Braine-l'Alleud risque de fermer ses portes à cause de la crise énergétique

 
 

A cause de la crise énergétique, la situation est compliquée pour les associations qui viennent en aide aux personnes seules. C'est le cas à Braine-l'Alleud. Le restaurant social craint en effet de devoir fermer ses portes dans les prochains mois. 

Liliane et Mireille viennent ici presque tous les jours. Elles profitent d'un repas complet pour quatre euros mais surtout d'un moment de partage avec d'autres personnes. "Quand on est pensionnés, on n'a pas nécessairement des salaires énormes, donc ça peut aider. Puis, c'est le fait de ne pas manger seule", nous expliquent-elles.

Sa comparse enchaîne: "Je me sens bien ici. Toute seule à la maison, c'est pas gai..."

Ce restaurant solidaire qui existe depuis 2014 ne sait pas s'il survivra à la crise économique. Les factures énergétiques ont doublé depuis octobre en passant de 400 à 900 euros par mois et cela pourrait atteindre 1.500 euros par mois en janvier.

Serge Dainville, coordinateur du restaurant solidaire: "C'est de plus en plus compliqué. Il y a forcément le coût énergétique qui n'arrête pas d'augmenter. Les matières premières aussi parce qu'on ne reçoit pas tous non plus. Il y a des produits qu'on achète."

Il faut en effet acheter de la marchandise et plus qu'avant car les dons ont diminué. "C'est vrai qu'il y a moins qu'auparavant dans certaines enseignes. C'est indéniable. Ils ont changé leur politique aussi et certains produits qui vendent moins chers et des trucs comme ça. Il y a moins à donner pour les associations..."

A cela s'ajoute également un manque de bénévoles. Ils étaient une trentaine à se relayer avant la crise du coronavirus, ils sont aujourd'hui une dizaine...

Gino vient ici depuis trois ans. C'est un endroit qui lui tient à coeur. "On aime bien les voir tous les jours. C'est un peu comme une famille", nous confie-t-il.

Le restaurant solidaire bénéficie pour l'instant de subsides de la commune de Braine-l'Alleud et de la région wallonne. Des aides qui pourraient également être revues à la baisse en ces temps de crise économique.


 

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