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Les commerçants ont déserté le village de Quenast: "La boulangerie, l'épicerie, la brasserie... C'était des points de rencontre"

Un comité de quartier de Quenast lance un appel au secours. Ce village du Brabant Wallon compte près de 4.000 habitants mais il n’y a plus sur place ni boulangerie, ni épicerie, ni brasserie. Ceux qui vivent là lancent un appel via les réseaux sociaux aux commerçants qui voudraient venir s’installer chez eux. Cette problématique est loin d’être un cas isolé.

Cellule commerciale vides, Grand-Place déserte… A Quenast, il ne reste que quelques vestiges des enseignes qui ont fermé les uns après les autres.

"On a plus de point de rencontre", constate Aude Van de Welde, fondatrice et porte-parole du comité de quartier "Le Pavé".  "Tout le monde se retrouvait là le matin pour aller chercher ses sandwichs, ses croissants… On a plus rien du tout."

 
Une pharmacie résiste

Seule une pharmacie a traversé les années. Philippe s’occupe de la comptabilité de l’officine. Il se rappelle l’époque où il y avait encore 3 boulangeries et 3 boucheries. "Il y avait même une droguerie, des commerces de proximité", se souvient-il. "Il y avait même un peintre, il y avait un tas de gens ici."


"Des personnes âgées n’ont plus de boucherie, plus de boulangerie"

"C’est un petit problème quand même pour la région, je trouve", dit Raymonde, une habitante. "Pour les touristes aussi qui viennent visiter les environs et qui n’ont pas d’endroit où prendre un verre ou même manger une crêpe. Pour les courses aussi, il y a des personnes âgées qui n’ont plus de boucherie, plus de boulangerie. C’est un vrai problème."


Un cas loin d'être isolé

Le cas de Quenast est loin d’être isolé. Le nombre de cellules vides est en augmentation dans toutes les villes.

"Il peut y avoir des problèmes d’insécurité, un manque de fréquentation", explique Carol Dannevoye, chargée de projets commerciaux. "Je pense que les commerçants doivent aussi apprendre à utiliser le web pour se faire connaitre. Peut-être que des commerces très traditionnels qui n’utilisent pas cet outil ressentent plus la concurrence et du coup en subissent les conséquences".


Un appel sur les réseaux sociaux

Seule solution trouvée par le comité de quartier de Quenast : lancer un appel sur les réseaux sociaux pour attirer de nouveaux commerçants.

"On a déjà eu 4 boulangers et 3 épiceries, se réjouit Aude, du comité de quartier. "C’est en cours, mais il n’y a encore rien de concrétisé". Sur la Grand-Place, plusieurs cellules commerciales sont disponibles, dont certaines qui viennent tout juste d’être rénovées.  

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