En ce moment
 
 

Une famille afghane menacée d'expulsion à Grez-Doiceau: de nombreuses personnalités signent une lettre de soutien (vidéo)

Plusieurs centaines de personnes se sont à nouveau mobliisées ce matin, à Grez-Doiceau, dans le Brabant wallon, pour soutenir une famille d'origine afghane, menacée d'expulsion. Il s'agit d'un couple et de leurs 5 enfants, très intégrés dans la commune. Ceux qui les défendent ont même décidé d'écrire une lettre ouverte aux représentants politiques, co-signée par plusieurs personnalités.

La famille Yusufi vit en Belgique depuis trois ans. Les cinq enfants sont scolarisés. Contraints de quitter le territoire, ils viennent d'obtenir quelques semaines de répit. "On a demandé pour prolonger la date au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire, explique Hussain Yusufi. La demande a été acceptée. On peut rester à la maison jusqu'à la fin du mois de juin."

Dans les rues de Grez-Doiceau, les manifestants crient "Solidarité avec les Yusufi!" pour la deuxième fois. Une première marche avait déjà été organisée le 10 février dernier, rassemblant plus de 300 participants. L'avis d'expulsion obligeait la famille à rejoindre un centre ouvert le 23 avril dernier, pour ensuite retourner en Afghanistan. La dérogation leur redonne de l'espoir. "Ils font partie d'une entité ethnique, les Hazaras, qui sont malheureusement persécutés dans leur pays, affirme Steven Lemaire, enseignant à l'école communale de Grez-Doiceau et membre du collectif de soutien. Le 30 juin, c'est bientôt, on a relativement peu de nouvelles des politiques. On les attend avec impatience." "J'espère que cette fois, on reçoit le papier, explique Parasto Yusufi. La dernière fois, on ne l'a pas reçu. J'espère qu'on va recevoir le papier pour rester en Belgique."


Une lettre cosignée par des personnalités

"Nous sommes inquiets du sort réservé à cette famille parfaitement intégrée dans nos villages et dont les enfants sont scolarisés dans nos écoles. Malgré des demandes répétées d'octroi de la protection subsidiaire, le couple et leurs cinq enfants ont reçu l'ordre de quitter le territoire, et ce, malgré le danger évident auquel ils seront confrontés", précisent les organisateurs dans une lettre ouverte qu'ils ont lue, avant la dislocation du cortège. Adressée à la ministre de l'Asile et de la Migration et au Premier ministre, la missive est cosignée par divers artistes, comme Laurence Bibot, Véronique Gallo, Philippe Geluck, Axelle Red et Eric-Emmanuel Schmitt, et représentants politiques. "On se dit que s'il y a des personnalités connues qui nous soutiennent, peut-être que ça va faire bouger ou accélérer les choses en leur faveur", explique Leïla Belkhir, membre du collectif de soutien.

Le cabinet de la ministre à l'Asile et à l'Immigration Maggie De Block (Open VLD) a indiqué à une de nos équipes ne pas vouloir commenter la situation.

Vos commentaires