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2.500 animaux sauvages y sont soignés chaque année: découvrez les coulisses de ce centre de revalidation bruxellois

 
 

Un endroit insolite, habituellement fermé au public à Bruxelles, ouvre ses portes ce week-end. Il s'agit du centre de revalidation pour animaux sauvages, à Anderlecht. Renards, hérissons, faucons pèlerins, ce ne sont pas moins de 2.500 animaux qui y sont soignés chaque année, avant d’être relâchés dans la nature.

Sur la table d’opération, un hérisson récupéré il y a deux semaines. L’animal a probablement été mordu par un chien ou blessé par des fils de fer barbelés.

Elisabeth Mouzon soigne délicatement les plaies du mammifère anesthésié. "C’est difficile de soigner les plaies sur un animal qui est vif car leur premier réflexe est de se mettre en boule. Et là, il m’est impossible de faire quoi que ce soit", explique l’assistante en soins vétérinaires.

Des hérissons, des renards, des oiseaux, un serpent constricteur retrouvé par des particuliers sur une terrasse en ville. Le centre de revalidation accueille jusqu’à 2500 animaux sauvages chaque année.

Nadège Pineau est la soigneuse du centre. Il y a un mois, on lui a apporté un faucon pèlerin et pas n’importe lequel. Il s’agit de la femelle du couple installé sur l’une des tours de la cathédrale Saint-Michel et Gudule.

"On suppose qu’elle aurait été chassée par une jeune femelle, qui vient d’Allemagne et qui aurait maintenant pris sa place à la cathédrale", explique Nadège Pineau.


"Une barrière émotionnelle mais aussi physique"

Devant un renard juvénile ou des bébés fouines, difficile de rester insensible et pourtant ces animaux ne sont pas destinés à être domestiqués. Le personnel du centre s’obstine donc à ne pas s’attacher aux animaux qu’ils soignent.

"On va mettre une certaine barrière émotionnelle mais aussi physique. On ne va pas les caresser, ni les nommer. On va essayer de les manipuler le moins possible. Cela va nous permettre de s’assurer que les animaux soient relâchés dans de bonnes conditions et puissent survivre", ajoute Nadège Pineau.

"Tout ne réussit pas car il y a parfois des animaux qui arrivent dans de mauvais états. Dans la majorité des cas, on parvient heureusement à les relâcher dans la nature dans un bon état", souligne Jean-François Buslain, le directeur de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux.

Car c’est bien là l’objectif: replacer les animaux dans leur milieu naturel. Depuis sa création en 1922, ce centre urbain, le seul dans la capitale, ne cesse de s’agrandir grâce aux dons des particuliers soucieux de la faune sauvage.




 

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