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Armes manquantes, suspects "dissipés" dans la nature: le point sur l'enquête des attentats de Bruxelles

Le procès des attentats de Bruxelles n'aura pas lieu au moins avant un an. Notre journaliste Dominique Demoulin, experte dans ce dossier fait le point sur l'enquête dans notre RTLinfo13H.

Deux ans après les attentats de Bruxelles, l'enquête se poursuit. Gros point noir de cette instruction: il manque toujours des armes. "Sur des photos prises la veille des attentats et retrouvées dans l'ordinateur des terroristes, les enquêteurs ont en effet découvert des clichés des 3 terroristes prises dans leur planque de la rue Max Roos, à Schaerbeek. El Bachraoui, Laachraoui et Abrini posent devant un drapeau de l'état islamique. On les distingue clairement avec des armes en main. Ces armes n'ont jamais été retrouvées, malgré plusieurs centaines de perquisitions qui ont été, pour la plupart, menées dans des box de garage".

"La personne à qui ces armes auraient été confiées, nie toute implications. Donc où sont ces armes? Il faudrait les retrouver. D'où viennent-elles? C'est une autre question. D'où viennent les armes de Paris?
Là aussi, il y a encore des devoirs d'enquête à effectuer, notamment à l'étranger...", détaille Dominique Demoulin.

 

Deux hommes se sont "volatilisés"

Il manque aussi des suspects dont ces deux hommes: Oussama Atar, l'organisateur présumé des attentats de Paris et de Bruxelles. Il est donné pour mort par des services de renseignement étranger, mais cette information n'est pas confirmée par le parquet fédéral. Il est donc toujours recherché. De même que cet homme qui figure à ses côtés et qui s'appellent Ahmad Alkhald. Lui, ce serait l'artificier en chef, celui qui donne des conseils à Laachraoui pour préparer les explosifs de Bruxelles. Il a repris un avion au lendemain des attentats de Paris pour Ankara et a depuis disparu de la circulation.

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"Moins de pression" sur les enquêteurs

"La tension est un peu retombée sur le travail des enquêteurs. Les informations qui rentrent sont nettement moins nombreuses. Il y en avait 2162 en 2017. Et 215 seulement depuis le début de l'année. Cela diminue sensiblement et bien du coup le nombre de nouveau dossier en matière de terrorisme diminue aussi. Selon la division anti-terroriste du parquet fédéral, il y a beaucoup moins de dossiers rouges: ces fameux dossiers, qu'on n'a pas pu investigué faute de moyens", complète notre journaliste.

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