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Bientôt la fin des dépôts clandestins à Molenbeek? Des dizaines de caméras fixes ou mobiles traquent les pollueurs

Bientôt la fin des dépôts clandestins à Molenbeek? Des dizaines de caméras fixes ou mobiles traquent les pollueurs

Depuis les attentats de Paris, les autorités de Molenbeek essayent de redorer leur image. Cela passe notamment par la propreté publique et des caméras de surveillance pour traquer les dépôts clandestins.

Des caméras de surveillance sont placées dans des endroits stratégiques par la commune de Molenbeek. Dans une voiture banalisée par exemple, ou chez des riverains. Les prises de vue montrent les comportements indélicats de quelques pollueurs. Dans certains cas, la personne ne prend même pas la peine de sortir de son véhicule pour se débarrasser de ses déchets.


"On met des affaires, des armoires devant ma porte"

"C’est scandaleux", réagit un riverain. "Même moi devant la porte, on met des affaires, des armoires… C’est pas bien."

"Des gens déposent discrètement des choses dans le clos où on habite puis ils partent", explique un autre homme. "Mais ils passent régulièrement pour enlever donc nous n’avons pas de problèmes."


120 caméras fixes

En tout, 120 caméras fixes ont été achetées dans un cadre de surveillance à Molenbeek. 7 caméras mobiles sont destinées à la traque des pollueurs.

"Ça coute à la commune, au bas mot, 50.000 euros, rien qu’en coût de déversage, par an. Ca nous demande beaucoup de ressources", explique Olivier Mahy, échevin de la propriété publique. "L’achat de 7 caméras mobiles pour 10.000 euros aura je pense un bon résultat en terme financier pour la commune."


Des conteneurs à la disposition des citoyens

Autre effort réalisé chaque mois : des conteneurs sont mis gratuitement à la disposition des citoyens pour les encombrants domestiques. "Je pense qu’avoir une commune propre participe au sentiment de sécurité, de bien-être", dit l’échevin. "L’attractivité de Molenbeek a été un peu écornée, c’est le moins qu’on puisse dire."

Des enquêtes sont désormais menées, notamment via le relevé des plaques des véhicules. 3 mois après le début de l’utilisation de ces caméras, des dizaines de procès-verbaux ont déjà été dressés.  

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