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Des usagers du métro bruxellois appuient sur un bouton d'urgence pour frauder: voici ce qu'ils risquent

 
 

Malgré les contrôles, nombreux sont ceux qui tentent encore de frauder pour ne pas payer leur tickets de métro. A Bruxelles, ils semblent même avoir trouvé un "point faible" pour franchir les portiques de sécurité. Un bouton d'urgence tout à fait accessible, et qui commande leur ouverture.

Un homme filmé par notre caméra (voir vidéo) est un fraudeur parmi les autres. Le bouton d'urgence se trouve juste en-dessous d'un clapet. Certains fraudeurs n'ont pas tardé à découvrir son existence et à appuyer dessus pour franchir les portiques. Indispensable en cas de danger ou d'incendie, il permet l'ouverture automatique de tous les portillons.

L'autre technique des fraudeurs est celle du "petit train". "Pour le petit train, des personnes se collent à d'autres pour passer les portiques, mais c'est pour ça qu'on a aussi des opérations de contrôle sur les terrains. On a des agents qui circulent sur le réseau dans les différentes stations pour surveiller ce phénomène et avoir vraiment une présence dissuasive", explique Cindy Arents, la porte-parole de la Stib.

En 2020, ils sont 21.800 à avoir reçu des procès-verbaux pour non possession d'un titre de transport valable ou validé. "Une personne qui fraude en passant le portillon comme ça ne sera pas en possession d'un titre de transport valable, et donc elle s'expose également une amende", rappel Cindy Arents.

Une amende de 107 euros pouvant grimper jusqu'à 214 euros. En cas de récidive, les personnes qui se servent du système d'urgence pour frauder risquent également des poursuites judiciaires. Chaque jour, environ un millier de personnes sont contrôlées. La STIB a revu à la baisse le prix de l'abonnement pour les étudiants (il est à 12 euros par an, soit un euro par mois).


 




 

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