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Le bourgmestre réagit à l'agression du policier : "La police a parfois l'impression de vider l'océan avec une cuillère à café" (vidéo)

Le premier homme de la ville de Bruxelles a martelé que sa police nécessitait des moyens supplémentaires, qu'elle attendait toujours les 200 recrutements prévus au budget et qu'elle devait bénéficier de davantage de support. Il a notamment déploré le fait que la police arrête des gens et puis que "rien ne se passe".

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close a réagi cet après-midi à l'agression au couteau d'un policier survenue ce matin. L'assaillant, un sans abri, a été neutralisé par les tirs de plusieurs balles. "La police de Bruxelles a fait son travail. Tous les jours, toutes les semaines, elle passe dans les alentours du parc Maximilien mais surtout dans les alentours de l'office des étrangers dans le quartier nord pour sécuriser les lieux. La police de Bruxelles va dans tous les quartiers. Durant l'une de ses actions de sécurisation, elle est tombée sur un récalcitrant qui ne voulait pas bouger, qui a menacé la police d'un couteau. Après plusieurs altercations, les deux policiers, que j'ai rencontrés cet après-midi, ont dû faire l'usage de leurs armes", a déclaré le maïeur.

Il est temps de se concentrer sur les personnes en séjour illégal qui commettent des faits délictueux

Le bourgmestre a poursuivi avec le manque de moyens dont disposait la police, indiquant qu'il attendait toujours 200 policiers de plus. Les budgets ont été votés mais le recrutement, qui se déroule au niveau fédéral, prend du temps, déplore Philippe Close.

"Il ne s'agit pas d'un migrant mais d'un individu de nationalité belge. On est tout à fait dans une autre problématique. Mais on est aussi dans la problématique d'une police qui n'arrête pas de faire son travail et n'a pas suffisamment de moyens en homme. je le répète, on a voté des budgets pour recruter, il nous faut ces 200 hommes de plus pour la police qui a parfois l'impression de vider l'océan avec une cuillère à café. Elle arrête ces gens et puis rien ne se passe. Aujourd'hui, je pense que plutôt de se concentrer sur ses trans-migrants qui de toute façon ne veulent pas rester dans notre pays, qui ne veulent pas demander l'asile, il est temps de se concentrer sur les personnes en séjour illégal qui commettent des faits délictueux. C'est ceux-là sur lesquels il faut agir car c'est ceux-là qui insécurisent nos quartiers", a-t-il dit.

"La police a besoin de support, sinon, à un moment donné elle va craquer. Elle a besoin du support de la justice, de l'office des étrangers, que tout le monde se coordonne afin de lutter contre la vraie priorité: la criminalité", a encore ajouté le bourgmestre au micro de notre journaliste Simon François.

L'homme qui a poignardé un policier lundi matin sur la chaussée d'Anvers à Bruxelles a été identifié en fin de journée. A.E., 43 ans, est de nationalité belge et d'origine égyptienne. Il a une adresse de référence au CPAS, mais est probablement sans-abri, a informé le parquet de Bruxelles. Son état de santé se serait stabilisé, mais il n'est pas encore en état d'être entendu par les enquêteurs.


Rappel des faits

Des policiers patrouillaient dans les alentours du parc Maximilien quand ils ont aperçu peu après 09H00 un homme en train de dormir sur la chaussée d'Anvers, au niveau de la tour WTC. Ils l'ont réveillé et l'intéressé a directement montré un couteau. Les policiers lui ont demandé à plusieurs reprises de laisser tomber son arme, mais il n'a pas obtempéré. Les policiers ont alors fait usage de gaz lacrymogène. L'homme a ensuite attaqué un policier avec son couteau et l'a légèrement blessé à la tête. Un autre policier a alors ouvert le feu. Il a tiré trois coups de feu. Il a touché l'agresseur à deux reprises au thorax et à la jambe. L'homme a été transporté dans un état critique à l'hôpital. Deux enquêtes ont été ouvertes, une pour évaluer si le policier a fait usage de son arme à feu de manière légale et une sur l'agression au couteau en elle-même. Le parquet a assuré qu'il n'y avait aucune raison de penser que des motivations terroristes soient à l'origine de cette agression.

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