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Après plusieurs mois de lutte, Vanessa redoute la faillite de sa brasserie dans le centre de Bruxelles

 
 

A Bruxelles, le centre ville attend désespérément le retour des touristes. La crise fait souffrir les commerçants surtout dans l'hyper-centre. Les galeries de la Reine par exemple, juste à côté de la Grand Place, sont désertées depuis des mois.

Les galeries de la Reine à Bruxelles. C'est l'une des artères les plus touristiques de la capitale mais aussi la plus déserte depuis plusieurs mois. Certaines boutiques de tradition ont fermé définitivement leur porte. D'autres comme un chocolatier n'ouvre que trois jours par semaine, faute de clientèle. Marino Fato vend des bijoux et des articles de décoration. Jusqu'en février dernier, les affaires n'avaient jamais aussi été florissantes mais depuis le mois de mars, le commerçant installé dans cette galerie depuis 30 ans déchante: "Quand je vois cette semaine avec la fermeture des cafés, c'est comme s'il n'y avait plus personne dans les galeries. On attend le week-end en attendant qu'il y ait un peu plus de gens. Actuellement, on a des touristes frontaliers, mais les chiffres d'affaires ne sont pas là", raconte-t-il. Il dit avoir perdu entre 75 et 80% de son chiffre d'affaire.

Du jour au lendemain, nos fournisseurs peuvent nous mettre en faillite

Une situation similaire pour Vanessa Charlier qui gère une brasserie familiale. Une institution dans la galerie. Nous l'avions rencontré en mars, à l'heure du confinement, puis en mai avec l'espoir d'une réouverture. Mais aujourd'hui, elle ne parvient plus à payer son loyer et redoute la faillite. Vanessa explique: "Il y a un moment où il faut regarder les chiffres en face. Si ça continue comme ça, on va tenir un mois ou deux. Du jour au lendemain, nos fournisseurs peuvent nous mettre en faillite. Heureusement qu'on travaille avec eux depuis 20-30 ans, qu'ils nous font confiance et qu'on a toujours respecté nos paiements, nos accords financiers, etc."

D'ordinaire, 10 employés travaillent ici chaque jour, mais aujourd’hui c'est la famille qui tente de sauver la brasserie. Dorian Charlier est le gérant de la brasserie: "Tout le personnel est en chômage covid. On a gardé un cuisinier. Mon papa a beaucoup travaillé mais qui est sur les genoux parce que 7 sur 7, c'est éreintant. Je travaille avec ma sœur"

A la terrasse aujourd'hui, une clientèle d'habituée. Quelques français, allemands ou Luxembourgeois seront de passage ce weekend. Très peu de Belges fréquentent ce quartier de Bruxelles. Selon l'office du tourisme qui affirme que les hyper-centres des grandes capitales en Europe sont particulièrement touchés par l'étendue des mesures sanitaires.




 

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