Les six membres du groupe Nation ayant tabassé un sans-abri sont relâchés: "Ce sont les plus radicaux de l'extrême droite belge" (vidéo)

Les six membres du groupe Nation ayant tabassé un sans-abri sont relâchés:

Les membres du groupe d'extrême-droite Nation ayant tabassé une personne sans-abri ont tous été interpellés. Ils sont libres, mais devront comparaître à la fin du mois de juin pour coups et blessures volontaires. Ils risquent deux mois à deux ans de prison.

Les images amateur tournées place du Luxembourg confirment la violence de l'agression. Lundi après-midi, une personne sans-abri a été tabassée par six membres du groupe d'extrême droit nation. Des militaires en faction devant le Parlement européen. Ils ont suivi les auteurs et ont permis leur arrestation dans la gare du Luxembourg. "La victime souffre d'une incapacité de travail de plusieurs jours, informe Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles, au micro de notre journaliste Benoît Duthoo. Tout de suite après les faits, six personnes ont été arrêtées. Cinq d'entre elles ont été mises à la disposition du parquet. De Bruxelles le lendemain, donc hier. Hier, ils ont été entendus par le magistrat. Les cinq ont été relâchés, mais avec une citation. Ils seront donc cités devant le tribunal correctionnel probablement encore avant les congés d'été".

"Les éléments les plus radicaux de l'extrême droite belge francophone"

L'agression a eu lieu en marge d'un rassemblement de personnes sans papiers. Le mouvement nation est un mouvement d'extrême droite déjà auteur par le passé de plusieurs faits de violence. "Le mouvement nation a été créé en 1999 par des dissidents du Front National, par les éléments les plus radicaux de l'extrême droit belge francophone, indique Manuel Abramowicz, rédacteur en chef de Résistances.be. C'est donc un mouvement clairement d'extrême droit, et en particulier, de tendance nationale solidaris, c'est-à-dire, une vieille idéologie des années 30. C'est, en quelque sorte, une version belge fasciste du fascisme italien".

Dans un communiqué, le mouvement nation se justifie en affirmant que la personne sans abri était en état d'ébriété et s'est montré provoquante en s'approchant des membres de nation avec des pavés en main. Des témoins auraient confirmé cette version.
Les cinq membres comparaîtront fin juin pour coups et blessures volontaires. Ils encourent deux mois à deux ans de prison.

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