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Nader Hussein était-il prêt à commettre un attentat en Belgique? "Je voulais juste faire mon intéressant sur les réseaux sociaux"

Nader Hussein était-il prêt à commettre un attentat en Belgique?

Le tribunal correctionnel de Bruxelles se penche aujourd’hui sur le dossier du terroriste présumé Nader Hussein. C’est lui qui, l'année passée, avait fait passer en prison à ses co-détenus des recettes pour fabriquer des explosifs et produire du cyanure, des documents que RTLinfo s'étaient d'ailleurs procurés. L'homme est également poursuivi pour la préparation d’un attentat. reportage dans le RTLinfo13H de Benjamin Samyn et Nathan Gerlache.

Après 17 mois de détention préventive, Nader Hussein fait face au tribunal correctionnel. Poursuivi pour participation aux activités d’un groupe terroriste, il a réalisé et diffusé en prison des messages contenant des recettes d’explosifs ou de poisons destinés à être utilisé par les autres détenus lors de leur libération. Il doit désormais s’expliquer.

 "On lui a demandé une recette. On a insisté, insisté. Effectivement, il l'a communiquée, mais il me dit qu'il y a des GSM qui tournent en prison. Cette recette, un autre aurait très bien pu la trouver tout seul en cherchant sur internet", le défend son avocat Hamid El Abouti dans le RTLinfo13H.

Nader Hussein avait des contacts sur la messagerie sécurisée Telegram avec Rachid Kassim le terroriste français aujourd’hui décédé qui a inspiré depuis la Syrie l’attentat de Nice ou l’assassinat du père Hamel.

 

"Il y a l'ombre d'un personnage qui plane sur ce dossier et qui l'oriente fortement. Il faut savoir que la plupart des preuves ne proviennent soit que des dires de mon client ou des propos qu'on lui prête", Benjamin Bluard, avocat de Nader Hussein

D’après les éléments du dossier Nader Hussein était prêt à commettre un attentat en Belgique.

"Ce qui est très étonnant dans ce dossier, c'est qu'on accuse mon client d'avoir préparé un attentat avec plusieurs membres, alors qu'en fait, il a été arrêté tout seul et qu'on n'a retrouvé ni arme, ni argent. Donc aucun commencement réel d'un début d'exécution", justifie maître Hamid El Abouti.

Ce matin, aux questions de la présidente, il répond : "Tout cela, c’était du virtuel je voulais faire mon intéressant sur les réseaux sociaux…. " une version qui n’émeut pas le ministère public qui doit désormais livrer son réquisitoire.

 

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