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Plusieurs jeunes bruxellois suivent des cours de remédiation plutôt que d'être en vacances: "Au moins, je me cultive"

 
 

Tous les enfants ne profitent pas des vacances pour se reposer. Exemple à Bruxelles, où 200 jeunes retournent à l'école pour 15 jours. Ils suivent des cours de remédiation. Des leçons données bénévolement par de jeunes profs. Certaines s'entraînent avant de commencer leur carrière à la rentrée.

Pour la toute première fois, Aurélien donne cours devant des élèves. Le nouvel enseignant met ses vacances à profit pour développer son expérience au contact des élèves avant la rentrée. Face à lui, pour la première heure de cours, des jeunes qui sont arrivés en Belgique au cours de l’année. "Beaucoup d'excitation, un peu de peur au début, beaucoup de préparation pendant le week-end... Mais là maintenant, on se connaît un peu plus et c'est vrai que ça s'est plutôt bien passé. J'espère qu'ils vont dire la même chose", indique Aurélien Ponton, nouvel enseignant.

"Ce n'est pas difficile. C'est un peu facile pour moi pour connaître le français, c'est bien", confie un élève. "Tout le monde ne peut pas dire que son cours a été très bien, mais moi, je pense que le mien, il était très bien même s'il y avait des questions que je savais déjà", dit une autre.

Dans une école à Anderlecht, 200 élèves viennent prendre part à ces cours de remise à niveau. Même si certains auraient préféré rester en vacances... "C'était un peu dur pour moi au début parce que je me suis dit que ça allait être chiant, mais en vrai, quand on y est directement, ça va mieux", glisse une élève qui suit les cours de remédiation. 

L’initiative n’est pas seulement bénéfique pour les élèves. Elle permet aussi aux nouveaux professeurs de passer à la pratique, à la fin de leurs études. "Ces enseignants vont commencer à enseigner, pour la plupart, le 29 août de cette année. Donc, pendant l'été, ils se forment. Ils ne sont pas payés, ils font ça vraiment dans le cadre d'une préparation pour se sentir moins démunis au 1er septembre", explique Nada Al-Kadi, porte-parole de l'ASBL 'Teach for Belgium'

"Ils sont plus... Pas investis, mais sur nous. Alors qu'à l'école normale, c'est plus général", note une élève. "Aussi parce qu'on est plus nombreux en classe, comme 25 ou 26. Alors qu'ici, on est 15 donc le prof peut mieux nous voir et nous suivre", ajoute une autre. 

Autre prof qui vient donner cours : Maryse. Elle fait découvrir la poésie à ses élèves. Elle, qui vient du monde de la communication, a repris des études pour devenir enseignante. Pour Maryse, ce stage est une expérience très formatrice. "Je suis enchantée de la première heure, je les sens très éveillés, enthousiastes... Ils ont plein de choses à raconter et c'est très agréable", se réjouit la nouvelle enseignante.

"Je me trouve bien, ça ne gâche pas mes vacances, au moins, je me cultive", assure un jeune participant aux cours de remédiation.

Au programme pour 2 semaines : cours le matin, et activités sportives et culturelles l’après-midi. Les nouveaux enseignants qui feront leurs débuts en septembre continueront à être encadrés par l’ASBL pendant 2 ans. 


 

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