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Jambon réitère ses propos sur les fêtes suite aux attentats, le parquet dit qu'aucun dossier de ce type n'a été ouvert

Le parquet n'a ouvert aucun dossier sur des "prétendus musulmans" ayant dansé ou célébré les attaques de Bruxelles. Par ailleurs, Rudi Vervoort a recadré Jan Jambon et dénoncé un amalgame. Le ministre de l'Intérieur a déclaré dans la presse flamande samedi dernier qu'une grande partie de la communauté musulmane avait dansé à l'occasion des attentats. Le ministre président bruxellois a tenu à préciser que seuls 2 individus avaient été interpellés par la police parce qu'ils entendaient faire la fête après les attaques.

Aucun dossier impliquant des musulmans ayant "dansé ou célébré" les attentats du 22 mars dernier n'a été ouvert au parquet de Bruxelles, a indiqué lundi sa porte-parole, Ine Van Wymersch. Le soir même des attentats, six personnes mineures et majeures qui fêtaient prétendument les attaques ont été signalées à la police à Neder-over-Heembeek. Elles ont été interpellées, entendues, puis relaxées faute d'éléments à charge. Le dossier a été classé sans suite, a précisé Mme Wymersch. Dans un entretien publié samedi par le quotidien flamand De Standaard, le ministre l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a affirmé qu'"une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats".


Un fait signalé

Un seul fait correspondant aux propos controversés du ministre de l'Intérieur Jan Jambon a été enregistré par les services de police à Bruxelles, a affirmé lundi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), qui dénonce dès lors un amalgame dans le chef de M. Jambon (N-VA). "La police locale de Bruxelles-Ixelles a enregistré un fait concernant deux individus qui se sont retrouvés à proximité du domicile d'un des présumés terroristes et ont voulu faire la fête", a détaillé M. Vervoort à son arrivée à une réunion du comité de concertation, au Lambermont à Bruxelles.


Gare aux amalgames

Ces deux individus ont immédiatement fait l'objet d'une arrestation administrative par les services de police, a ajouté M. Vervoort. "Il n'y a que ce fait-là qui a été porté à ma connaissance sur le territoire de Bruxelles", a-t-il souligné, faisant remarquer au passage qu'il avait obtenu ces explications au Conseil national de sécurité lorsque le sujet a été évoqué. "Si sur base d'un seul élément isolé, on en tire des généralités - c'est ce que j'appelle des amalgames -, je trouve qu'intellectuellement ce n'est pas très correct, ça ne facilite pas les choses, nous n'avons pas besoin de cela en ce moment", a commenté le chef du gouvernement bruxellois.


Jambon persiste et signe

Ce lundi midi, Jan Jambon a réitéré ses propos, les nuançant toutefois un peu. "Il y a un phénomène là, c’est vrai que c’est une minorité dans cette communauté, mais qu’on ne doit pas nier. On a trop nié pendant des années des faits et vous voyez maintenant à quoi ça arrive", a-t-il indiqué au micro de Simon François pour le RTLinfo 13H. Il a toutefois précisé à nos confrères de VTM que dans sa déclaration il n'avait pas parlé de danses. "Je n'ai pas fait de déclarations concernant des danses. J'ai fait des déclarations concernant des faits qui ont été communiqués lors du conseil national de sécurité et je pense que c'est normal de mentionner des faits par leur nom dans une démocratie pour permettre le débat. Il y a peu de déclarations sur lesquelles les gens n'émettent pas de critiques dans notre démocratie", a-t-il fait remarquer.

Il a ensuite assuré vouloir rester construction et s’est défendu de vouloir récupérer des électeurs au Vlaams Belang. 

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