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Un homme avec un masque de la série "Casa de Papel" menace des élèves à Bruxelles: un défi qui risque de lui coûter cher

Un homme avec un masque de la série

Un défi risque de coûter très cher à son auteur. Un homme s'est introduit dans une école secondaire bruxelloise avec une arme factice. Il portait également un masque de Dali comme dans la série populaire " La Casa de Papel". Il a réclamé les plumiers des élèves avant de se faire démasquer.

Lundi midi, un homme achète un masque de Salvador Dali dans le centre de Bruxelles. Ensuite, il se dirige vers l’athénée Léon Lepage, toute proche. Il est environ 13 heures quand il entre dans l’école avec la complicité d’un élève. Un peu plus tard, il fait irruption dans la classe de son complice.

"Un individu a pénétré dans une salle de classe armé d’un pistolet qui s’est avéré être factice mais évidemment on ne le savait pas encore au moment où il est intervenu. Il a exigé qu’on lui remette les trousses d’école. L’enseignante est intervenue et il a pu être mis en fuite", raconte Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Heureusement, aucun enfant n’est pris de panique dans la classe. Le jeune homme de 22 ans est rapidement arrêté. En fait, il a voulu relever le défi que lui a lancé un élève sur les réseaux sociaux: comme dans la série espagnole "La Casa De Papel", pénétrer armé dans sa classe. La scène devait être filmée puis largement diffusée sur internet. L’objectif était donc de faire du buzz avec une blague.


"Il s’agit finalement d’une tentative de vol avec violence"

"Imaginons qu’un de ces élèves prenne peur et saute par la fenêtre. Je veux dire là, la blague, je ne pense pas que cela fera rire beaucoup de monde. Il s’agit finalement d’une tentative de vol avec violence en bande avec arme et en plus au préjudice de personnes vulnérables, à savoir des mineurs d’âge. Ce sont donc des faits passibles de 15 ans de prison", souligne le porte-parole.

La direction de l’école n’a pas voulu réagir sur l’intrusion de cet homme dans l’établissement alors qu’il ‘n’avait rien à y faire. Le pouvoir organisateur n’a réagi que par communiqué. "C’est une blague de très mauvais goût, surtout dans le climat que nous connaissons. Des sanctions adéquates seront prises une fois que nous aurons tous les éléments en mains", indique Faouzia Hariche, échevine de l’instruction publique à la ville de Bruxelles.

Ce jeudi soir, le jeune homme reste inculpé mais a été libéré sous conditions de ne plus fréquenter les réseaux sociaux et de consulter un psychiatre. L’homme est connu de la justice pour plusieurs faits de vols.

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