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Violente bagarre sur l'avenue de Stalingrad à Bruxelles: des riverains inquiets racontent, le bourgmestre réagit (vidéo)

 
 

Dans un quartier populaire non loin de la Grand-Place de Bruxelles, règne actuellement une certaine insécurité. A tel point que ce week-end, les habitants ont décidé de faire justice eux-mêmes. Les autorités semblent impuissantes.

Samedi dernier, la situation a dégénéré sur l'avenue de Stalingrad. Des jeunes ont décidé de faire justice eux-mêmes. "Ils ont attrapé 2 personnes qui ont essayé de voler une vieille dame qui habite dans le quartier. Elle a été vers les jeunes pour leur dire qu’ils lui avaient volé son portefeuille et plein d’autres choses. Elle leur a montré qui étaient les voleurs et ils ont ramassé dans leur gueule. Les jeunes qui habitent dans le quartier ont fait leur justice, c’est tout à fait normal", raconte un témoin.

Le personnel d’une boucherie a assisté à la scène avec inquiétude. "On était devant la porte car des gens ont forcé pour rentrer et prendre des couteaux", explique un autre témoin.

Il n’y a pas de sécurité, certains ont des armes.

Dans ce commerce, les clients sont de moins en moins nombreux au fil du temps, une baisse de 70%. Selon un employé, sur le trottoir, les bandes organisées constituées d’illégaux font la loi. "Il n’y a pas de sécurité. Certains ont des armes. On ne peut pas parler sinon, on est morts." Traffic de drogue, vols… Sur ce boulevard, le sentiment d’insécurité est omniprésent.

Un autre commerçant constate l’inefficacité des autorités. "Si la loi n’est pas claire... La police fait son travail administratif puis 2 ou 3 heures plus tard, le malfaiteur est devant ton magasin. Il peut menacer ta vie et celles des clients."

Pour les habitants, les jeunes ne doivent pas devenir des justiciers. Le constat n’est pas nouveau et il prend une tournure politique. "Ce sont des jeunes qui défendent le quartier. La police n’intervient pas et il y a des sans-papiers qui sont aussi des criminels malheureusement. Je n’explique pas la responsabilité du bourgmestre. Je l’ai interpellé hier", indique David Weytsman, député bruxellois (MR).   

Comme je l’ai déjà dit, je peux gérer les deux situations

Face aux critiques, le bourgmestre défend le travail de la police et évoque une responsabilité collective. "Il est vrai qu’il y a un problème endémique depuis plusieurs années. Ce sont des personnes qui sont en errance, généralement sans titre de séjour et où l’état ne tranche pas", déclare Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles. "Comme je l’ai déjà dit, je peux gérer les deux situations. Soit, ces gens restent sur notre territoire et nos services sociaux peuvent prendre les choses en charge. Soit, ils ne peuvent pas rester sur le territoire et il faut que l’office des étrangers fasse son boulot."

Il y a eu 458 arrestations administratives et judiciaires dans le quartier en 2020, mais beaucoup de malfaiteurs sont ressortis libres.

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