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À Alost, le bourgmestre ne veut plus que les hôpitaux accueillent les patients atteints du Covid-19 venant de Bruxelles

À Alost, le bourgmestre ne veut plus que les hôpitaux accueillent les patients atteints du Covid-19 venant de Bruxelles
 
 

Le bourgmestre d'Alost, Christoph D'Haese (N-VA), veut pouvoir refuser à l'avenir les patients atteints de Sars-CoV-2 en provenance de Bruxelles. "Les limites de notre solidarité médicale ont été atteintes", dit Christoph D'Haese à la VRT.

Le bourgmestre N-VA d'Alost s'exprimait en tant que représentant de la cellule de crise coronavirus de sa ville sur les ondes de la radio flamande. "Il y a des limites à la solidarité médicale et je crois que cette limite est atteinte. Un patient d'Alost devrait pouvoir aller dans l'hôpital d'Alost", a déclaré Christoph D'Haese.

L' indépendantiste flamand réagissait aux transferts ces derniers jours de quelques patients bruxellois vers les deux hôpitaux de sa ville. Joint ce matin, le porte-parole de l'hôpital Onze-Lieve-Vrouw d'Alost a refusé de s'exprimer face caméra pour éviter d'alimenter la polémique. Mais il nous confirme que : "La capacité n'est pas dépassée par des personnes venant de Bruxelles, certainement pas".

Un plan fédéral prévoit le transfert de patients d'hôpitaux trop chargés vers ceux qui le sont moins

Les ministres bruxellois et fédéral de la Santé préfèrent ne pas entrer dans la polémique politicienne renvoyant au plan fédéral de répartition des patients. Un plan qu'évoquait hier soir sur notre antenne le porte-parole coronavirus : "Les hôpitaux ont un plan qui a été établi déjà au mois de juin. Ce plan établit une répartition qui va progressivement depuis 15% jusque 50 à 60% des lits de soins intensifs réservés à ses patients, plus proportionnellement, des lits normaux. Il va aussi dans un sens où, pour ne pas surcharger certains hôpitaux, et on voit actuellement que ça pourrait être le cas à Bruxelles par exemple, on peut assurer ainsi un transfert des patients d'hôpitaux trop chargés vers des hôpitaux moins chargés".

"J'espère que nous ne sombrerons jamais aussi bas"

Le bourgmestre de Malines, le libéral Bart Somers, a réagi sur les réseaux sociaux : "J'espère que Malines sera toujours disposé à prendre en charge des patients d'autres villes, que nous ne sombrerons jamais aussi bas pour envisager d'abandonner les malades. Je crois en une Flandre meilleure et plus accueillante".

Beaucoup veulent éviter de réagir à cette provocation des indépendantistes flamands.




 

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