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Des dizaines d'activistes ont forcé les portes d'un abattoir pour "libérer un cochon"

Une septantaine d'activistes animaliers appartenant au collectif français 269 Libération Animale se sont introduits tôt en matinée jeudi dans l'abattoir de Tielt (Flandre occidentale). Ils ont tenté de "libérer" symboliquement un cochon, a expliqué l'un d'eux, Romain Pedrizet, de 269 Libération Animale.

Ils ont mené cette action afin d'empêcher des cochons d'être envoyés à l'abattage. L'action est entre temps terminée. Tout s'est déroulé dans le calme. De son côté, l'entreprise Exportslachthuis Tielt a dit regretter "la dureté avec laquelle les activistes ont agi aujourd'hui."

"Vers 04h30 ce matin des dizaines d'activistes ont forcé une porte de l'abattoir", a indiqué la police de Tielt. Plusieurs employés de l'entreprise étaient présents sur les lieux lors des faits. Ils ont immédiatement contacté les forces de l'ordre. La police est intervenue en nombre.

"Tout s'est passé dans le calme. Lorsque nous sommes arrivés, un activiste néerlandophone nous a expliqué le but de leur action", selon la police locale. Les agents ont été assistés par quelques autres forces de police pour retirer les militants de l'abattoir.


Que risquent les 70 activistes ?

La présence d'une quarantaine de personnes avait été avancée dans un premier temps, mais la police confirme qu'il y avait bien une septantaine d'activistes. Parmi eux se trouvaient plusieurs dizaines de leaders du collectif 269 Libération Animale et de l'organisation belge Bite Back.

"Les activistes encourent différentes poursuites, dont vol avec effraction et association de malfaiteurs", selon la police. L'affaire est entre les mains du parquet. De son côté, l'entreprise Exportslachthuis Tielt a confirmé qu'un groupe d'activistes a pénétré dans l'abattoir. "Nous sommes très étonnés de la façon dont ça s'est produit. Nous respectons le rôle sociétal des organisations de défense des droits des animaux, mais regrettons la dureté avec laquelle les activistes ont agi aujourd'hui. Nous avons proposé d'entamer un dialogue, mais les activistes n'y ont jusqu'à présent pas fait suite", a assuré l'entreprise.

"Nous regrettons donc profondément le stress que nos animaux ont eu à subir suite à cette action", ont encore ajouté les responsables de l'entreprise qui assurent que le bien-être des animaux est une priorité absolue.

"La transparence est au cœur de nos activités. Tout le monde peut venir jeter un coup d'œil, pourvu que ça se passe de manière sereine et respectueuse", ont-ils conclu.

 

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