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Les ministres flamands ont-il regardé le match des Diables?

C’est aussi la fête de la communauté flamande ce mercredi 11 juillet. Une fête qui se base historiquement sur la victoire, en 1302, des milices flamandes face aux armées du roi de France. Impossible de ne pas évoquer le match des Diables avec les ministres flamands réunis pour l'occasion. Reportage de Nicolas Lowick et Guillaume Houssonloge.

Ce matin, tous les ministres flamands présents aux célébrations de la fête flamande le jurent: hier soir, ils étaient devant le match des Diables.

Liesbeth Homans, ministre flamande des Affaires Intérieures, de l'intégration civique, du Logement, de l'Egalité des chances et de la Lutte contre la pauvreté N-VA commente la prestation de l'équipe nationale: "C'est le sport. On a fait de notre mieux mais ce n'était pas assez. "

L'amertume était aussi au rendez-vous pour Kris Peeters, vice-premier ministre: "On doit le constater. Le match est terminé. On a perdu. Point final. On a maintenant d'autres soucis."

Zuhal Demir, secrétaire d'état à la Lutte contre la pauvreté, N-VA se demande, elle, ce qu'elle va faire de ses soirées : "Maintenant, c'est fini. On doit choisir un autre hobby."


Mais quand il s'agit d'évoquer l'unité nationale, certains tiennent à ce qu'on ne mélange pas tout.

"Quand on voit les drapeaux belges déployés partout, est-ce que le sentiment d'unité nationale est encore réel", s'enquiert notre journaliste au près de Geert Bourgeois, ministre-président flamand N-VA, qui relativise un tel enthousiasme: "Je crois que le sport, c'est le sport et la politique, c'est la politique, et si par exemple on voit l'Angleterre alors que leur gouvernement est en crise, donc non, je ne crois pas."

Hier, à Courtrai, le Ministre-président flamand tenait un discours juste avant le match où il parlait de nation flamande.
Jan Peumans, président du parlement flamand approuve un tel terme: "Je suis d'accord avec tout ce qu'il dit".

Et si les ministres flamands font la fête aujourd'hui, c'est parce qu'ils ont encore l'impression de pouvoir marquer des buts.

Gwendolyn Rutte, présidente de l'Open-VLD croit à un futur gouvernement Michel II et de développer cette approbation: "Pour un premier ministre libéral et bleu, je signe immédiatement".

Le ministre de l'Intérieur, Jan jambon était absent alors que Theo Francken, le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations est arrivé en retard. Mais peu importe, cette fête de la Communauté est aussi là pour rappeler que certaines ambitions du premier parti flamand, la N-VA, n'ont pas perdu le match.

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