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Cet habitant du Brabant flamand décore sa maison de symboles nazis: une première plainte n'avait pas abouti, il risque désormais 1 an de prison

Cet habitant du Brabant flamand décore sa maison de symboles nazis: une première plainte n'avait pas abouti, il risque désormais 1 an de prison
©VTM

Vous vous souvenez peut-être de cet habitant de Keerbergen, dans le Brabant flamand, qui avait décoré sa maison de symboles nazis. Une première plainte n'avait pas abouti en 2014. Mais aujourd'hui, sur base de nouveaux éléments, le parquet de Louvain a ouvert une enquête judiciaire.

Le parquet de Louvain a ouvert une enquête judiciaire à l'encontre de l'habitant d'une maison de Keerbergen, dans le Brabant flamand, où des symboles nazis sont affichés. Celle-ci a été ouverte à la suite d'une plainte du Centre interfédéral pour l'égalité des chances Unia.

Georges B. a décoré sa villa d'un quartier résidentiel de Keerbergen de symboles nazis. Le jardin à l'avant ne laisse pas de doute: il y a des symboles nazis dans tous les coins. Un drapeau avec une croix gammée est notamment suspendu dans un arbre. 

Ce n'est pas la première fois que cet homme de 75 ans affiche ses sympathies nazies. En 2014, une plainte avait déjà été déposée. Le parquet de Louvain avait alors classé le dossier estimant "qu'aucun fait punissable ne pouvait être démontré".

De nouveaux symboles, de plus en plus visibles

Depuis la plainte, l'homme a installé de nouveaux symboles nazis, une poupée qui représente Hitler, notamment. Et ces symboles sont placés de manière de plus en plus visible, en hauteur par exemple. Le parquet de Leuven a donc décidé de rouvrir le dossier.

Des riverains ont par ailleurs récemment informé Unia du retour de ces symboles. "Il y a suffisamment d'éléments pour déposer une nouvelle plainte", selon Bram Seberechts d'Unia. "Nous avons agi sur base de nouveaux éléments. Par exemple, l'habitant a installé dans ses arbres des textes contenant des messages antisémites clairement visibles depuis la voie publique. Unia annonce qu'elle se portera partie civile si l'homme est poursuivi".

La plainte est fondée sur des violations de la loi sur le négationnisme du 23 mars 1995. Des peines jusqu'à un an de prison sont prévues. Le parquet de Louvain était injoignable pour un commentaire jeudi soir.

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