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820 plaques de rue à vendre à Charleroi: "On croise les doigts", confie le descendant d'une personnalité de la ville

 
 

Une vente un peu particulière s'est déroulée mardi soir à Charleroi. Une vente de plaques de rue. Pour 40 euros, il était possible d'acheter la plaque de la rue de son enfance, de son école ou de personnalités qui ont marqué la ville.

Boulevard Joseph 2, Avenue de l’Europe, Rue du coude. Plus que des points de repères, ces plaques de rue sont de petits bouts d’histoire de la ville et de ses habitants. Des dizaines de Carolos sont venus pour un souvenir de la rue qui les a vu grandir. Pour Alice, c’est la rue de Dampremy. "C’est un cadeau que l’on souhaite faire à mes parents. C’est la rue de mon enfance qui a changé de nom récemment. On essaie de l’obtenir", confie-t-elle.

Succès incontestable pour la rue d’Italie

Au total, 820 plaques sont mises en vente. Elles ont été enlevées suite à l’effet du temps, au changement du nom des rues ou de la charte graphique. Le succès est incontestable pour la rue d’Italie, le pays d’origine ou de cœur pour de nombreux habitants. "On a décidé de poser notre nom dessus parce que, comme on est issus d’une famille italienne, on sait dit que cela serait rigolo d’avoir une rue d’Italie dans la maison pour la décoration", explique l’un d’entre eux.

Parmi les acheteurs, il y a aussi les descendants de ceux qui ont fait l’histoire de la ville. Comme l’arrière-petit-fils du bourgmestre Joseph Tirou. "J’aimerais tant mettre cette plaque à côté de la peinture magistrale de mon ancêtre qui orne l’entrée principale de ma maison. On croise les doigts", confie François Tirou.

Je suis très contente vraiment. C’est un peu de nous

Il n’y a pas d’enchères, mais un prix fixe. Chacun pose son nom. Un tirage au sort départage les candidats. Isabelle est ravie car elle remporte la plaque qui porte le nom de son arrière-grand-oncle. "Je suis très contente vraiment. C’est un peu de nous", se réjouit l’arrière-petite-nièce d’Adolphe Biarent.  

Ce musicien et chef d’orchestre est né il y a 150 ans. Pour sa famille, cet objet est un clin d’œil. "Une petite fierté quand même parce que c’est quelqu’un qui a posé sa patte sur Charleroi au niveau de l’art et de la culture musicale", précise Isabelle. "La plaque a bien sa place sur le mur de cette maison car c’est la maison familiale", ajoute-t-elle avec un large sourire.   

La plaque Joseph Tirou est elle aussi partie dans la famille Tirou. Les recettes de la vente sont versées à des associations.

Une seconde vie s’offre maintenant à ces objets-souvenirs, chargés d’histoires au pluriel. Celles des gens qui peuplent la ville.


 

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