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A Charleroi, des centres accueillent les enfants en difficulté: "Il y a beaucoup de manques à combler"

Les centres créés pour accueillir les enfants mineurs en difficulté ne désemplissent pas. Ces structures avaient été mises en place à Jumet, il y a quelques mois, pour éviter de devoir placer dans les hôpitaux, ces enfants dont les parents ne peuvent plus s'occuper.

Depuis avril dernier, le centre d'accueil de Jumet, dans la région de Charleroi, a hébergé 60 enfants âgés d'au moins 6 ans. Négligés ou maltraités par leurs parents, ces jeunes ont été placés dans cette structure d'urgence. La durée maximale de chacun de leur séjour est de 40 jours, soit le temps de trouver une solution adéquate à leurs problème. 

"C'est vraiment travailler en collaboration avec les parents, placer les parents dans leur rôle de parents (...) On essaye vraiment d'instaurer une relation de confiance et de partenariat dans l'intérêt des enfants", explique Aurélia Delatte, coordinatrice du centre d'accueil d'urgence "La Madeleine", au micro de Justice Roldan Perez et de Xavier Preyat. 

A Charleroi, un second service d'accueil est, quant à lui, ouvert depuis juin. De 0 à 6 ans, les enfants peuvent alors être hébergés. 

"Certains enfants présentent des troubles. Il y a beaucoup de manques à combler. On doit jouer autant le rôle d'un éducateur que d'un psychologue ou d'une maman sans pour autant remplacer les parents", confie Virginie Perin, éducatrice.


"On ne sépare pas les fratries"

A partir de 2 ans et demi, ces jeunes sont scolarisés. Tout est fait pour que cette période de leur enfance se passe le mieux possible. "Ils ont chacun leur chambre mais on ne sépare pas les fratries dans la mesure des possibles. Ils mangent tous ensemble dans un réfectoire avec des repas appropriés à l'âge de chacun", indique Stéphanie Geonet, coordinatrice du service d'accueil "Les Moussaillons".


Ouverts depuis quelques mois et déjà complets

Ces nouveaux services d'accueil, ouverts depuis quelques mois, sont déjà complets. Chaque semaine, ils sont amenés à refuser des demandes d'accueil. "Nous devons répondre négativement à la demande. Les autorités s'adressent à d'autres structures sur l'arrondissement. Cela pose évidemment de gros problèmes puisque les enfants sont déplacés vers d'autres arrondissements, ce qui pose la problématique du travail avec la famille", précise Bernard Dewiest, directeur général de la cité de l'enfance. 

Plus de 150 mineurs sont actuellement hébergés dans les différents centres d'accueil situés à Charleroi. 

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