En ce moment
 
 

À Mouscron, 31 résidents d'une maison de repos positifs au coronavirus: "On est persuadé que ça vient des sorties autorisées"

 
 

À Mouscron, près de la moitié des résidents d'une maison de repos ont été testés positifs au coronavirus. Les autorités communales prennent la multiplication des cas très au sérieux. Des mesures sont envisagées jusque dans les écoles.

La présence du virus a été découverte de manière fortuite avec l'hospitalisation de deux résidents testés positifs. Une vérification est ensuite faite pour tout le home: 31 personnes âgées sont touchées sur 70.  Depuis hier, tous ces résidents sont isolés dans leur chambre.

"Depuis le mois de mars, on n'a eu aucun cas, ni parmi les résidents ni parmi le personnel, affirme Hélène Seggio, directrice de la maison de repos Dusollier. On travaillait comme dans une bulle, tout le monde était responsable d'une bonne hygiène. Les membres du personnel sont fâchés, mais fâchés sur qui ou pourquoi ? C'est une question qui n'a pas de réponse."

Quatre membres du personnel positifs

Parmi les membres du personnel, au moins 4 sont positifs. Un grand déménagement sera réalisé lundi pour séparer les porteurs et les personnes saines. "Les sorties étaient autorisées depuis quinze jours et on est persuadé que ça vient de là, explique Benoit Segard, président du CPAS de Mouscron (Cdh). C'était une résidence exemplaire et ça part à une vitesse grand V."

À Mouscron, il y a 80 nouveaux cas depuis jeudi, aussi dans des écoles. Il y aura du changement dans les 10 implantations communales avec une prise de température à l'arrivée pour 1700 élèves de primaire et secondaire, ainsi que le personnel. Dès 37 degrés 1/2, retour à la maison. "C'est vraiment de la prévention, assure Brigitte Aubert, bourgmestre de Mouscron (Cdh). Maintenant, peut-être que dans les jours à venir, si les chiffres devaient augmenter très fort, alors je prendrai des mesures beaucoup plus strictes et un arrêté."

Six résidents du home sont hospitalisés. À Mouscron, les admissions Covid sont en augmentation, mais pas aux soins intensifs.




 

Vos commentaires